29 mars 2009
Un peu de lecture... (bhoouuuuuu!!!!)
...érotique (ouaiiiiiii !!!)
Plus que le poids des mots, celui des kilo octets. Encore une note où il faut lire et regarder l'image en grand. N'hésitez pas d'ailleurs à me dire si vous saoule ce genre de notes (parce que sinon moi je continue, hein).
Même l'oeil de lynx d'Afflelou n'arriverait pas à lire cette image sans cliquer dessus. Seriez-vous vous plus fort que l'Alain?
22 novembre 2008
étonnant....
Une note commencée en février 2007 (certains d'entre vous n'étaient peut-être pas encore nés) et ressortie de derrière les fagots à cause que Yoghill y m'a dit y a pas longtemps : "Rhâ putain, tu te bouges la nouille, ça commence à bien faire de rien foutre sur ton blog! Je vais devenir violent si ça continue ! Vazy, je te fais les deux illus que tu pourras gâcher en les coloriant comme un sagouin... (et je te file aussi toutes mes aquaz et mes figz aussi qui sont chez moi, sers toi)".
Merci Yoghill :-) Vous êtes tous témoins.
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Laissez moi vous conter l'histoire incroyable de celui qu'on surnomme
Jean-Louis Flétan est étonnant. C'est pas un compliment, c'est son métier. Y en a qui sont payés à vendre des télévisions, d'autres à construire des voitures, certains à faire souscrire des assurances, déboucher les toilettes ou regarder l'horloge tourner. Lui, Jean-Louis était payé à étonner. Du lundi au vendredi, de 9h à 18h (16h le vendredi, à cause des RTT), Jean-Louis étonne. Sur la place publique, juste en face de Couscous Rapidos, on reste bouche bée devant ses exploits surprenants.
Pour une fois que le gouvernement a eu une bonne idée pour créer des nouveaux boulots. Après les emplois jeunes, les CPE et autres CES, l'Etat a créé les EDC : les Emplois de la Dernière Chance. A la suite d'un concours, Jean-Louis avait obtenu le poste d'étonnateur public qualifié 2e classe. A croire que cet emploi avait été créé sur mesure pour Jean-Louis. Son CV était irréprochable : tout petit il ne loupait aucune émission de "C'est incroyable mais vrai" sur Antenne 2, puis il avait été découvert par Dechavanne en 1995 pour le record du lancer de noyaux de potiron à 54,23m, et récemment Jean-Louis était devenu finaliste d'"Incroyables talents" sur M6 l'année passée. Son livre de chevet : le guiness book des records.
Pour l'instant Jean-Louis donnait entière satisfaction à la fois à ses employeurs et à ses usagers. On l'a vu manger des vélos, porter des chemises en bois, parler plusieurs langues en même temps, marcher en accéléré, organiser des combats à mort de cochons d'Inde... que des trucs qu'on ne ferait pas nous, gens normaux (mais après tout on n'est pas payé pour le faire non plus, hein).
Mais le soir après le boulot, Jean-Louis vit une vie banale. Il regarde les informations à la télé en pestant contre la météo et que "le réchauffement de la planète, mon cul, oui !" . Il mange des raviolis à même la boîte chaudement sortie du bain-marie et, pire que tout : il joue au loto, convaincu que 100% des gagnants ont tenté leur chance. Et puis maintenant avec l'euromillion, ça vaut encore plus le coup qu'avant (et qui ne tente rien n'a rien).
Bref, étonner c'est un métier, mais être banal c'est tout un art de vivre.
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Merci Yoghill pour les jolis dessins :-) Et allez donc voir les dessins originaux chez lui.
15 avril 2008
Baudelaire
"Baudelaire ne s'est pas fait en un jour". Tel est l'adage bientôt populaire qui remplacera peut-être à l'issue de la lecture de cette note le célèbre et trop entendu "Rome ne s'est pas faite en un jour". Régulièrement la rubrique Culture de ce blog essaie de vous faire briller en société en vous permettant d'accéder vous aussi à la culture avec un petit cul (car c'est plus facile à caser dans une société où la taille du fessier est proportionnelle à celle de l'esprit... houlà, ça dénonce aujourd'hui, démagogie quand tu nous tiens). C'est ce que nous allons faire ensemble en étudiant un peu les oeuvres de jeunesse de Charles Baudelaire (poète français, 1821-1867).
Je ne vais pas revenir sur les publications de maturité de l'auteur des Fleurs du mal, mais je vais plutôt vous parler des débuts de Charles Baudelaire. Je viens de mettre la main sur divers manuscrits encore inédits que je n'hésite pas à publier ici car les gens ont le droit de savoir, on leur cache des choses.

Madame Monique Baudelaire (dite Momo) a conservé précieusement les archives scolaires de son fils, qui se sont transmises jusqu'à une de ses descendantes qui s'avère être une de mes voisines de palier. Celle-ci, connaissant mon amour pour les enquètes historiques, m'a confié ces documents dans un but hautement désintéressé "Et comme ça, ça te fera une note pour ton blog. T'auras plus d'excuses pour pas te sortir les doigts du cul, hein !"
Bref...
Ci-dessous, une des premières poésies de Baudelaire, en 1832, classe placée sous la haute autorité de Soeur Victorine Edmonde Jacquet

C'est vrai que c'est pas génial. Mais voyons si des efforts ont été accomplis en quelques années. Nous sommes transportés en 1837. Charles Baudelaire a alors 16 ans, il entre en classe de terminale (il a sauté une classe, grâce à ses notes en sport). L'adolescent se montre rebelle et éprouve une certaine nostalgie, un certain mal-être qui sera sa marque de fabrique plus tard.

Voilà, le mot est laché : soupline ! transformé par la suite en spleen, car ça faisait plus américain, déjà à l'époque c'était plus tendance ! Bravo Charles, ou plutôt Charly ;-) Quelle clairvoyance.
La suite vous la connaissez tous : promu par son professeur de poésie, le père Gaston Siegfried de la Rosecroix, Charles enchaîne les galas, les soirées mondaines et les pince-fesses. Ivre de vin blanc mousseux et de petits fours qui font grossir, l'adolescent perd la tête. Il devient joyeux et a foi en l'humanité, il veut lutter pour un monde meilleur. Il enchaîne les poésies à tire-larigot. A 19 ans, Charles Baudelaire change radicalement un style pourtant prometteur et s'achète une machine à écrire.
A part les rimes croisées, rien dans tout ceci n'est intéressant : le bonheur, la joie de vivre, la santé, le sport sont des sujets trop ennuyeux pour être sublimés par la poésie. Les critiques, déçus par ses nouvelles oeuvres qui suintent la joie de vivre par tous les pores, vont le délaisser. Ruiné, il se voit réduire à retourner vivre chez ses parents. Bien lui en prit car le spleen et le mal-être l'enivrèrent à nouveau et lui donnèrent le goût amer d'écrire quelques uns de ses plus beaux poèmes : Picadors d'Espagne, encornez moi par tous les trous / Syphllis mon amour / etc
Terminons par une oeuvre d'une profonde maturité. S'il n'y en avait qu'une à retenir, c'est celle ci que je choisirai. Place à la poésie, faisons silence dans nos têtes. chuuuuuuttttt
21 février 2008
Merci Bernhardt
On va remonter le temps... et prenez le votre car voici une note à rallonge (un peu comme une table mais sans la nappe, et en note...)
Rappelez vous quand, enfant, vous rentriez de l'école, le cartable sur le dos lourd comme s'il était rempli de pierres, arrivant chez vous haletant, claquant la porte du salon en criant un rapide "S'lut c'est moi, chuis rentré". Vous jetiez votre sac sur le sol, faisant voler les chaussures à l'autre bout de la pièce pour vous jeter sur la télécommande et allumer la télé. Haaaa, c'est l'heure de "Sarah et les garçons" (la suite de "Premiers bisous"), le feuilleton à ne pas louper sous peine de passer pour un(e) intello à la cour de récré le lendemain matin. "Han, l'aut' hé, t'as pas regardé "Sarah et les garçons" !!! Architec', va !.."
Les enfants savent trouver les mots qui blessent...
Rappelez-vous :
Le résumé :
Sarah a 26 ans (mais incarne une jeune femme de 17 ans) dont les passions sont celles de toutes les ados de la fin du XIXe siècle : les concerts de la fanfare militaire le dimanche au kiosque municipal et les réceptions fréquentées par les beaux-partis mâles les plus en vue.
Avec ses amies Henriette et Léontine, Sarah fréquente quelques frétillants jeunes hommes : Emile, Evariste et Antonin (ce dernier surnommé par tous Bel-Ami pour qui le coeur de Sarah bat à s'en faire faire péter le corset étroit qui comprime sa poitrine).
L'objectif: se caser
L'épilogue : après moult épisodes les couples se forment :
- Emile et Léontine convolent en justes noces. Mais Emile, qui fréquente la maison close de Mme Bonnetouille, contracte une syphilis qui brise net l'idylle. Il fait porter cette faute sur Léontine qui est envoyée au couvent où elle finira tristement sa vie, tondue, le corps recouvert de pustules et de plaies purulentes. Emile se consolera en épousant la soeur cadette de Léontine à la poitrine opulente et au cuissot charnu et léger.
- Evariste et Henriette convolent en justes noces. Evariste reprend la manufacture de textile de beau-papa (le vicomte Eugène Emmanuel d'Adidas) et l'oriente vers les pratiques naissantes du loisir sportif (tennis, aviation, automobile). Rapidement il amasse une fortune colossale mais sa consommation d'opium et d'absinte nuisent à sa raison. Il revend la manufacture à un consortium prussien et finit ruiné. Il se suicide en se jetant sous les roues d'une voiture (celle-ci, un véritable bolide, roulait à 25km/h : l'agonie, longue et douloureuse, dura plusieurs kilomètres). Henriette termine ses jours au couvent, inconsolable et muette de douleur (car elle ne savait pas qu'Evariste la trompait, mais chuttttt je n'ai rien dit ;-)
- Quant à Sarah et Bel-Ami, un destin tragique empêcha leur union. Bel-Ami, reporter au Petit Journal contracta une épidémie pernicieuse en Guyane alors qu'il se documentait sur les pratiques carcérales inhumaines au bagne de Cayenne. Il eut une diarrhée aiguë qui le fit se vider par tous les trous du corps sur le tapis du salon de son appartement parisien. Il mourut de manière abominable et l'on ne put jamais ravoir le tapis persan (malgré tout le dévouement du personnel de maison). Sarah succomba à la folie, et fut internée à l'asile. Elle se tranchera la gorge avec un fer à cheval rouillé, pendant 20 minutes en gros plan à l'écran. (l'épisode fut déconseillé aux moins de 6 ans)
LA FIN
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Une bien belle histoire à l'eau de rose et poétique qui nous fit vibrer et rêver quand nous étions petits. Personnellement, je n'ai jamais loupé un seul épisode. Et depuis, je maudis les fers à cheval et j'ai en horreur les tapis persans ! Mais surtout nous gardons en mémoire le talent d'actrice de celle qui a fait un bon bout de chemin depuis : la grande, l'immense Sarah Bernhardt.
Sarah, tu nous fis vibrer, d'amour, de mélancolie, puis de terreur, tant la justesse de ton jeu te permettaient d'exceller dans tous les registres. clamait Léon Clarétie dans la France Littéraire. Sarah, t'es trop bonne, j'te kiffe grave ! écrivait Ernest Paul Savonnière dans la Revue Encyclopédique. A t-on déjà rendu plus bel hommage à la Femme ?
Qu'il nous suffise d'évoquer la tirade du cornofulgur dans Goldorak, où les critiques les plus acerbes dirent d'elles : Digne des plus grandes tragédiennes de la Grèce antique, Sarah interprète le rôle de Phénicia et se rit des conventions bourgeoises. Transmutée en Fossoirac, elle joue sur l'ambivalence des relations humaines. Ainsi dans le même acte, on la verra s'assembler tour à tour avec Alcorak (le meilleur ami d'Actarus), avec Goldorak lui même (son propre frère!!), tout en pratiquant un assemblage contre-nature avec Vénusiak (une bonne copine). Mais finalement, elle voue une passion secrète au professeur Procyon qui lui rappelle son papa... Un nouveau mythe est né : Oedipe n'a qu'à bien se tenir ! conclut Roger Marx, dans le Mercure de France (23 avril 1896, p. 12)
(clic clic si tu lis pas tout bien)
Souvenons nous de ses débuts. Il me revient en mémoire un épisode de Candy (acte 2, scène 3) où c'était alors Elisa Rachel Felix (dit Mlle Rachel, la première star française historiquement) qui incarnait Candy. La jeune Sarah jouait avec brio le rôle de Capucin le raton-laveur. Il fallait voir avec quelle grâce et quel réalisme Sarah grimpait aux arbres et poussait des petits "skriiiiik skrrrik" de désapprobation à l'approche du petit Prince de la Colline venu jouer de la cornemuse au creux de l'oreille de Candy. Ce dernier paya cher ce manque de courtoisie car il mourut étouffé dans son sommeil par Alistair, un "cousin" de Candy fort aux halles de Rungis).
Comme tous les grands comédiens, Sarah s'illustra dans les reprises des grands classiques. Ci-dessous, "Panique au plafond de la Chapelle Sixtine", d'après un scénario et une mise en scène de Michel-Ange.
Mais hélas, la gloire éclose, comme la plus belle des roses, est éphémère. Et c'est très tristement que nous apprîmes la participation de Sarah à la Ferme des célébrités, signe des temps qui changent et d'une époque révolue. Malgré tout, un public de fidèles est là pour la soutenir et envoyer des sms pour virer les autres participants. Je compte sur vous !
18 septembre 2007
Trois drôles de dames: spécial guest
Il y a peu de temps et, très unanimement, Yoghill et Paul s'inquiétaient de ne pas avoir de nouvelles de leur héros préféré, l'accort John Bosselé, chantre du savoir-vivre et de l'aventure policière rondement menée (par les autres) et pilier central des aventures des drôles de dames. J'avais effectivement prévu d'intégrer John Bosselé à l'histoire originale mais celui-ci s'est avéré difficile à caser et je les remercie donc de me donner l'occasion de vous en parler en même temps que de faire une phrase comprenant presque 10 verbes.
Rappelons juste comme ça en passant que Bosselé n'est pas une drôle de dame. On peut même dire de lui qu'il est moyennement drôle tout court sinon il aurait déjà réussi à choper au moins une des drôles de dames car, comme le dit l'adage : "Dame qui rit est à moitié dans son lit". Surtout que, vu qu'elles sont drôles ces dames là, la moitié du travail était déjà fait, il ne lui en restait donc plus qu'un quart à faire au lieu de la moitié. L'adage mentionné ci-dessus donnerait donc dans le cas de John Bosselé : "Dame qui rit est à trois-quarts dans son lit". Et bin, même pas ça il y arrive. Non Bosselé est un loup solitaire, de ceux qui préfèrent les accolades viriles et bourrues des copains de régiment à la compagnie parfumée des demoiselles en bottines diaphanes et évanescentes. Mais de là à dire que John Bosselé est un fan de Mika, de Georges Michael ou des Village People, je ne m'y risquerais pas.
Donc qu'il me soit permis ici de rendre hommage à l'homme de terrain, au guerillero sans scrupule, au foudre de guerre :
13 septembre 2007
Trois drôles de dames en 1900 : saison 2
Résumé de l'épisode précédent : les trois drôles de dames n'ont pas voulu faire de strip-tease même si l'avenir de la galaxie avait été en jeu
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Dès que Charlie eut raccroché le combiné, les trois drôles d'héroïnes se ruèrent sur leur moyen de transport favori pour se rendre au plus vite au Champ-de-Mars (=jardin de la tour Eiffel) pour tenter d'alpaguer le piquepoquette indélicat.
Une fois arrivées sur place, les trois drôles d'humains de sexe féminin jouèrent à pile ou face pour savoir laquelle servira d'appât au gredin. C’est Kelly qui gagna le droit d’arpenter les trottoirs, vêtue d’un sac à main et d’une tenue affriolante qui dévoilait jusqu'à la semelle de ses bottines. Elle n’eut pas à attendre longtemps. Après quelques minutes seulement, un homme la percuta et l'aborda «Rhâ putain, c’est pas possib' d’êt' aussi maladroite ! Non mais quelle gourdâsse celle-là ! Provinciale va !» Zut, ce n’était pas notre homme mais un Parisien.
Encore quelques minutes plus tard, une nouvelle percussion humaine alerta tous les sens en éveil de Kelly. Cette fois ci, le gentleman fut plus courtois. «Ventrebleu ! Quel corniaud je fais. Je vous prie de bien vouloir escuser la secousse brutalitaire que je vous ai affligée en vous rentrant dedans par devers vous.» Pas de doute, c’était lui. Avant que le gentleman n'eut pu glisser sa main dans le sac à main de Kelly, elle lui asséna toute la panoplie des coups de boxe française qu’elle connaissait. Ses deux drôles de copines arrivèrent à leur tour et donnèrent des coups de pied au tibia du bandit jusqu'à ce qu'il s'écroule sur la chaussée telle une déjection canine. Il fut mené au commissariat et condamné à 35 ans de travaux forcés au bagne de Cayenne avec trois heures par jour de cours de Français obligatoire. Encore une histoire qui finit bien pour nos trois drôles de demoiselles qui en rient encore.
Tout le monde en parle
Il est de coutume qu’à la fin de chaque mission, Charlie offre à ses trois drôles d'employées féminines des récompenses diverses et variées. "Faites-vous plaisir les filles. Choisissez ce que vous voulez dans cette liste. Au fait Kelly, on s’est croisés au cours de votre mission. Je suis passé devant vous à plusieurs reprises en allant baguenauder à l’Exposition universelle… Vous étiez ravissante. Vos bottines m'ont donné chaud partout, sacrée bougresse va ! Si je n'avais pas eu si peur que vous me preniez pour le piquepoquette, je vous aurais bousculé moi aussi. Ce sera pour une prochaine fois, les filles" [clic clic] (clin d'oeil complice, malheureusement ça se voyait pas trop au téléphone)
"Oh Charlie !!" reprirent en choeur les trois amusantes détectives en jupon.
Fin de l'épisode
21 août 2007
Trois drôles de dames en 1900 : saison 1
En farfouillant récemment dans une brocante, je suis tombé sur un DVD assez vieux : le pilote d'une série française qui n'a jamais vu le jour mais qui a sans doute inspiré une série américaine des années 1970. La qualité du film est assez médiocre -il date de 1900- alors je vous ai fait quelques captures d'images pour vous donner une idée de ce que ça donnait...
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Il était trois filles qui voulaient s'engager dans la police mais on les avait cantonné dans des travaux bien peu passionnants. Alors moi, Charlie, j'ai décidé de les engager. Et je ne le regrette pas car ce sont vraiment de drôles de dames.
Souvent, quand les forces de l'ordre officielles sont désespérées et impuissantes, on fait appel à mes services et à celui de mes drôles de mesdames. Je suis secondé sur le terrain par mon ami, le goguenard John Bosselé, un véritable homme d'actions, une machine à tuer. Moi, on ne me voit jamais en vrai dans les épisodes, mais ça n'empêche pas mes drôles de dames de fantasmer sur moi. Généralement je suis plutôt au téléphone car je suis fan des nouvelles technologies.
Ca c'est le signe d'une nouvelle mission qui va débuter...
Bon, les filles, j'ai une mission particulièrement délicate pour vous. Le sort de la galaxie toute entière est en jeu. Il faut vite que vous fassiez un strip-tease, là tout de suite en faisant des déhanchés suggestifs et toi, Bosselé, tu prends plein de photographies et t'oublies pas le flash cette fois, hein. Ca ne me plait pas plus qu'à vous, les drôles de filles, mais c'est la seule façon de nous sauver tous... Rhôôôô, c'est bon je déconnais, c'était juste pour détendre un peu l'atmosphère et puis on sait jamais sur un malentendu.
Bref, comme vous le savez, l'Exposition universelle s'est ouverte récemment et, avec elle, son cortège de célébrations, de festivités et de rétrospectives en tous genres qui sont offertes aux millions de visiteurs qui s'empressent dans notre Ville Lumière. Mais cette liesse de bon aloi est entâchée par l'indélicatesse d'un piquepoquette sans vergogne qui dévalise habilement nos honnêtes visiteurs.
Ses victimes favorites : les jeunes et jolies visiteuses. Voici une image prise de lui alors qu'il commet son horrible forfait. Attention les yeux, les filles, cette scène est très violente et limite soutenable. Il faut impérativment que vous l'arrêtiez sinon y a plus personne qui fera la queue pour aller sur la tour de Monsieur Eiffel.
Comme vous le voyez sur cette illustration, notre piquepoquette, tout habile qu'il est, commet de nombreuses fautes de français. Vous pourrez le coincer grâce à ça. Vous vous ferez passer pour des visiteuses en goguette, venues profiter des charmes de la capitale. Il ne se doutera de rien et vous abordera sous un prétexte fallacieux pour vous piquepoquer. Et dès qu'il ouvrira la bouche, vous l'identifiez, vous lui faites un coup de boxe française et hop on l'envoie à Cayenne.
Allez, les filles, assez jacassé : à vous de jouer maintenant. Et bonne chance..
(à suivre)
13 juin 2007
Force Jaune
Bonjour, je m'appelle Evariste, je suis un Bioman. Moitié homme, moitié robot. Aujourd'hui, entièrement vieux croulant. Je profite d'un des rares moments de lucidité que me concède une mémoire 100% défaillante pour faire le récit d'une vie que j'estime bien remplie.
"Engagez vous, qu'y disaient ! Un jambon offert aux cinq premiers volontaires". Ha le con... A cette époque, j'aimais bien le jambon. J'ai signé. L'attrait de l'uniforme, en plus, un véritable appat à gonzesses. Ce qui était sympa c'est qu'on avait le choix des couleurs. Ma couleur à moi c'est le jaune, j'étais donc Force Jaune. Avec mes copains et copines Forces, on faisait régner la justice dans tout l'univers. En fait, c'était surtout localisé vers la terre, mais la terre quand on est jeunes c'est déjà le bout du monde.
Le camp d'entrainement des Biomen
(en jaune, moi, aux prises avec un monstre de l'espace)
En fait, j'étais un vrai Bioman, 100% mi homme mi robot. Maintenant je ne suis plus rien et je me sens seul. Eglantine... pardon, Force Rose nous a quitté il y a déjà deux ans. On a partagé tant de choses ensemble. Maurice, Force Bleue, son mari n'a jamais su que nous avions eu une aventure tous les deux. Je peux bien le dire ici, il y a prescription maintenant qu'ils sont tous deux décédés. Après avoir sauvé l'univers pour la 24e fois, on s'est fait des bisous tout nus avec nos zizis sur la banquette arrière du vaisseau. C'était un mercredi soir, il faisait chaud, on était beaux, jeunes, fous, amoureux... De cette union furtive, naquit un pokémon que Force Bleue éleva en croyant qu'il était sien. Je me sentais si proche de Pikachu, aussi proche qu'un tonton puisse l'être avec son neveu dont il aurait été le père. L'histoire classique quoi. Mais hélas, la formidable destinée universelle qui nous unissait tous les cinq m'a toujours interdit de révéler la vérité sous peine de craindre la dislocation totale du groupe. Mais c'est du passé tout ça maintenant. Je peux le dire : Pikachu, ton vrai papa c'est moi ! Si tu me lis, lâche un com.
Bref... Pujol (Force Verte) et Ahmed (Force Rouge) ont pris des directions opposées. Pujol Vert a travaillé dans un cirque comme homme canon. Faut dire qu'il était super bien bâti. Ahmed Rouge quant à lui a racheté une petite maison de disque et produit des rappeurs plein de gourmettes partout. Dire qu'il appelait ça de la musique...
Moi, quand le groupe s'est dissout, je ne savais rien faire. Je suis donc devenu sergent instructeur pour les Power Rangers. J'ai pas toujours été très tendre avec ces bleu-bites mais maintenant ce sont eux qui ont repris le flambeau. Bonne chance à vous les trouducs !
Changement d'époque : la relève avec les Power Rangers. Un arc-en-ciel sur pattes !
Il y aurait encore tellement à dire. J'aurais pu parler des missions que nous avions eues, des méchants que nous avons affrontés, des vies sauvées, etc. Mais j'ai préféré révéler notre groupe sous l'humanité de ses forces et de ses faiblesses. Nous n'étions que des enfants quand tout cela a commencé. Aujourd'hui, je me retrouve seul, vieux, abimé, gâteux, abimé et vieux. Et seul aussi. Ici à l'hopsice, on continue à m'appeler Force Jaune, mais uniquement en raison de mon incontinence.
Que restera t'il de notre fantastique équipe : une série télé ? une chanson de Bernard Minet ? Si notre souvenir doit disparaître, j'espère juste que l'esprit qui anima notre fière initiative subsistera à travers vous tous.
29 mai 2007
Brouillon : l'ours
On s'extasie à juste titre devant les crobards des dessinateurs, les recherches crayonnées sur un bout de papier, la statuette qui s'anime... On aime bien voir les étapes préliminaires, hein, qu'on aime bien ça?..
Ha mais c'est que c'est un exercice vachement plus difficile à faire pour ceux qui écrivent des histoires. Difficile, certes, moins séduisant, certes encore une fois, mais pas impossible. Et c'est le pourquoi de la note d'aujourd'hui. Je m'en vais - tout en restant là - mettre en ligne les étapes préliminaires à l'écriture d'une histoire. Prenons par un heureux hasard qui tombe bien une histoire écrite par moi: "Enguerrand l'ourson conquérant". Regardons ensemble les étapes préliminaires. Tout d'abord, je m'arme de mon cahier de brouillons et du matériel adéquat.
Mon cahier de brouillon (et on se moque pas des références culturelles ! j'avais beaucoup aimé le livre)
Et à partir de là, je laisse l'imagination faire son travail de noircissement des lignes du cahier.
Mais cette histoire, bien que drôle, s'avérait un peu trop pas palpitante et je me suis dit que j'allais la remanier. Je n'étais pas allé assez à fond dans la psychologie des personnages et la blagounette était somme toute assez moyenne. Donc je remaniais allégrement.
Voilà, là c'était déjà mieux, on avait le nom scientifique du petit d'ours (= ourson) et un second protagoniste (= le vieux monsieur). Ca manquait juste de violence et de sexe, détails que je corrigeais aussitôt.
Quelques documentaires plus tard, je me repenchais sur l'histoire de mon ours, fort d'une science toute récente que je complétais par quelques recherches iconographiques.
Là j'avoue que je me suis endormi pendant le passage sur la taille des ours. Pas grave, j'improviserai. Bref : maintenant que l'intrigue et les personnages étaient si solidement campés, je devais illustrer avec au moins autant de talent cette belle histoire. C'est la dernière étape.
L'inspiration "souriesque" se lit encore sur cet essai d'ours déjà très prometteur. Pourtant si je vous dis qu'on a essayé de me l'acheter une fortune, vous ne me croiriez pas.
La suite, vous la connaissez. De tout ça, j'ai fait cette note ci ainsi que la note présente. Et en plus, ma culture personnelle y a gagné car j'ai appris plein de trucs intéressants sur les plantigrades à griffes non rétractiles de la famille des ursidés.
J'espère que ça vous a passionné. C'est jamais évident de mettre ses brouillons en ligne, alors soyez indulgents ;-)
26 avril 2007
Cou de Sirocco : histoire rose layette
Sirocco : quel joli nom pour une plume...
Siroco était le dernier né d'un plumage nombreux, soyeux, souple et lisse. Il vivait avec ses parents, frères et soeurs ainsi que les autres membres de sa famille plume sur le dos de Sankukaï le flamand rose.
Sirocco faisait partie de la nouvelle génération, celle qui donne son plus beau rose à l'oiseau et qui fait dire aux jeunes humains : "Oh, regarde papa, un flamand rose ! Tu m'en achètes un, steuplé, ? Vazy, fais pas ta pute, 'culé !" Allez savoir pourquoi les enfants sont plus fascinés par la vision de cet oiseau là que par celle d'un pigeon ou d'un moineau. La couleur peut-être ? Si les pigeons étaient roses, les trouverait-on plus attirants ?.. Dirait on "Ho, regarde papa, un pigeon rose ! Tu m'en achètes un ?" Hummmm, je suis pas convaincu.
Et c'est bien évidemment des conneries de penser que les flamands sont roses parce qu'ils ingurgitent des petites crevettes roses. Moi qui me nourris essentiellement de Pringles, je n'ai pas le teint orange Paprika ou rouge Smoked bacon.
Bref. Rose, fringant, jeune, souple et soyeux, Sirocco avait toutes les qualités recherchées chez une plume. Toutes les plumes femelles se disputaient ses faveurs. Mais sans succès car Sirocco était complètement amoureux de sa cousine Villefranche qui vivait à l'autre bout du plumage. Autant ça se fait plus trop chez les humains civilisés de fricoter avec la famille, autant c'est pratique courante chez les plumes. Sa cousine se pâmait d'amour pour son cousin qui lui était inaccessible, à part du regard. De loin, par grand vent ou quand l'oiseau hérissait ses plumes, Villefranche arrivait à apercevoir Sirocco dont le cou, majestueux long et sinueux, frémissait superbement sur le dos de l'oiseau.
Les années passaient mais la flamme ne vacillait pas. Petit à petit, la vieillesse aidant, Sankukaï se dépluma. Quand il volait, il perdait de plus en plus de plumes. Les plus vénérables (=vieilles) d'entre elles s'en allèrent en premier, laissant champ libre à Sirocco pour se rapprocher de sa bien aimée. Sirocco gagnait du terrain, il s'implantait de plus en plus près de son aimée jusqu'à la rejoindre finalement et co-plumer avec elle.
Quand l'heure de la retraite sonna, Sankukaï s'installa au Marineland où il pose encore aujourd'hui pour les touristes en short et en bob. Sur les gros appareils photo à plusieurs dizaines de millions de pixels, si on agrandit bien, on peut voir deux plumes entrelacées d'un rose encore plus éclatant que les autres.



































