Le bouchon magique

Pour faire revivre cet art ancestral qu'est celui du bouchon ! Carton, fil de fer et pâte à modeler tolérés...

29 mars 2009

Un peu de lecture... (bhoouuuuuu!!!!)

...érotique (ouaiiiiiii !!!)

Plus que le poids des mots, celui des kilo octets. Encore une note où il faut lire et regarder l'image en grand. N'hésitez pas d'ailleurs à me dire si vous saoule ce genre de notes (parce que sinon moi je continue, hein).

Melchior_Vugo

Même l'oeil de lynx d'Afflelou n'arriverait pas à lire cette image sans cliquer dessus. Seriez-vous vous plus fort que l'Alain?

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15 avril 2008

Baudelaire

"Baudelaire ne s'est pas fait en un jour". Tel est l'adage bientôt populaire qui remplacera peut-être à l'issue de la lecture de cette note le célèbre et trop entendu "Rome ne s'est pas faite en un jour". Régulièrement la rubrique Culture de ce blog essaie de vous faire briller en société en vous permettant d'accéder vous aussi à la culture avec un petit cul (car c'est plus facile à caser dans une société où la taille du fessier est proportionnelle à celle de l'esprit... houlà, ça dénonce aujourd'hui, démagogie quand tu nous tiens). C'est ce que nous allons faire ensemble en étudiant un peu les oeuvres de jeunesse de Charles Baudelaire (poète français, 1821-1867).

Je ne vais pas revenir sur les publications de maturité de l'auteur des Fleurs du mal, mais je vais plutôt vous parler des débuts de Charles Baudelaire. Je viens de mettre la main sur divers manuscrits encore inédits que je n'hésite pas à publier ici car les gens ont le droit de savoir, on leur cache des choses.

baudelaire

Madame Monique Baudelaire (dite Momo) a conservé précieusement les archives scolaires de son fils, qui se sont transmises jusqu'à une de ses descendantes qui s'avère être une de mes voisines de palier. Celle-ci, connaissant mon amour pour les enquètes historiques, m'a confié ces documents dans un but hautement désintéressé "Et comme ça, ça te fera une note pour ton blog. T'auras plus d'excuses pour pas te sortir les doigts du cul, hein !"

Bref...

Ci-dessous, une des premières poésies de Baudelaire, en 1832, classe placée sous la haute autorité de Soeur Victorine Edmonde Jacquet

poesie1

C'est vrai que c'est pas génial. Mais voyons si des efforts ont été accomplis en quelques années. Nous sommes transportés en 1837. Charles Baudelaire a alors 16 ans, il entre en classe de terminale (il a sauté une classe, grâce à ses notes en sport). L'adolescent se montre rebelle et éprouve une certaine nostalgie, un certain mal-être qui sera sa marque de fabrique plus tard.


poesie2

Voilà, le mot est laché : soupline ! transformé par la suite en spleen, car ça faisait plus américain, déjà à l'époque c'était plus tendance ! Bravo Charles, ou plutôt Charly ;-) Quelle clairvoyance.

La suite vous la connaissez tous : promu par son professeur de poésie, le père Gaston Siegfried de la Rosecroix, Charles enchaîne les galas, les soirées mondaines et les pince-fesses. Ivre de vin blanc mousseux et de petits fours qui font grossir, l'adolescent perd la tête. Il devient joyeux et a foi en l'humanité, il veut lutter pour un monde meilleur. Il enchaîne les poésies à tire-larigot. A 19 ans, Charles Baudelaire change radicalement un style pourtant prometteur et s'achète une machine à écrire.

poesie3

A part les rimes croisées, rien dans tout ceci n'est intéressant : le bonheur, la joie de vivre, la santé, le sport sont des sujets trop ennuyeux pour être sublimés par la poésie. Les critiques, déçus par ses nouvelles oeuvres qui suintent la joie de vivre par tous les pores, vont le délaisser. Ruiné, il se voit réduire à retourner vivre chez ses parents. Bien lui en prit car le spleen et le mal-être l'enivrèrent à nouveau et lui donnèrent le goût amer d'écrire quelques uns de ses plus beaux poèmes : Picadors d'Espagne, encornez moi par tous les trous / Syphllis mon amour / etc

Terminons par une oeuvre d'une profonde maturité. S'il n'y en avait qu'une à retenir, c'est celle ci que je choisirai. Place à la poésie, faisons silence dans nos têtes. chuuuuuuttttt

poesie4

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21 février 2008

Merci Bernhardt

On va remonter le temps... et prenez le votre car voici une note à rallonge (un peu comme une table mais sans la nappe, et en note...)

Rappelez vous quand, enfant, vous rentriez de l'école, le cartable sur le dos lourd comme s'il était rempli de pierres, arrivant chez vous haletant, claquant la porte du salon en criant un rapide "S'lut c'est moi, chuis rentré". Vous jetiez votre sac sur le sol, faisant voler les chaussures à l'autre bout de la pièce pour vous jeter sur la télécommande et allumer la télé. Haaaa, c'est l'heure de "Sarah et les garçons" (la suite de "Premiers bisous"), le feuilleton à ne pas louper sous peine de passer pour un(e) intello à la cour de récré le lendemain matin. "Han, l'aut' hé, t'as pas regardé "Sarah et les garçons" !!! Architec', va !.."
Les enfants savent trouver les mots qui blessent...

Rappelez-vous :

Le résumé :
Sarah a 26 ans (mais incarne une jeune femme de 17 ans) dont les passions sont celles de toutes les ados de la fin du XIXe siècle : les concerts de la fanfare militaire le dimanche au kiosque municipal et les réceptions fréquentées par les beaux-partis mâles les plus en vue.
Avec ses amies Henriette et Léontine, Sarah fréquente quelques frétillants jeunes hommes : Emile, Evariste et Antonin (ce dernier surnommé par tous Bel-Ami pour qui le coeur de Sarah bat à s'en faire faire péter le corset étroit qui comprime sa poitrine).

L'objectif: se caser

L'épilogue : après moult épisodes les couples se forment :
- Emile et Léontine convolent en justes noces. Mais Emile, qui fréquente la maison close de Mme Bonnetouille, contracte une syphilis qui brise net l'idylle. Il fait porter cette faute sur Léontine qui est envoyée au couvent où elle finira tristement sa vie, tondue, le corps recouvert de pustules et de plaies purulentes. Emile se consolera en épousant la soeur cadette de Léontine à la poitrine opulente et au cuissot charnu et léger.
- Evariste et Henriette convolent en justes noces. Evariste reprend la manufacture de textile de beau-papa (le vicomte Eugène Emmanuel d'Adidas) et l'oriente vers les pratiques naissantes du loisir sportif (tennis, aviation, automobile). Rapidement il amasse une fortune colossale mais sa consommation d'opium et d'absinte nuisent à sa raison. Il revend la manufacture à un consortium prussien et finit ruiné. Il se suicide en se jetant sous les roues d'une voiture (celle-ci, un véritable bolide, roulait à 25km/h : l'agonie, longue et douloureuse, dura plusieurs kilomètres). Henriette termine ses jours au couvent, inconsolable et muette de douleur (car elle ne savait pas qu'Evariste la trompait, mais chuttttt je n'ai rien dit ;-)
- Quant à Sarah et Bel-Ami, un destin tragique empêcha leur union. Bel-Ami, reporter au Petit Journal contracta une épidémie pernicieuse en Guyane alors qu'il se documentait sur les pratiques carcérales inhumaines au bagne de Cayenne. Il eut une diarrhée aiguë qui le fit se vider par tous les trous du corps sur le tapis du salon de son appartement parisien. Il mourut de manière abominable et l'on ne put jamais ravoir le tapis persan (malgré tout le dévouement du personnel de maison). Sarah succomba à la folie, et fut internée à l'asile. Elle se tranchera la gorge avec un fer à cheval rouillé, pendant 20 minutes en gros plan à l'écran. (l'épisode fut déconseillé aux moins de 6 ans)

LA FIN

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Une bien belle histoire à l'eau de rose et poétique qui nous fit vibrer et rêver quand nous étions petits. Personnellement, je n'ai jamais loupé un seul épisode. Et depuis, je maudis les fers à cheval et j'ai en horreur les tapis persans ! Mais surtout nous gardons en mémoire le talent d'actrice de celle qui a fait un bon bout de chemin depuis : la grande, l'immense Sarah Bernhardt.

sarah

Sarah, tu nous fis vibrer, d'amour, de mélancolie, puis de terreur, tant la justesse de ton jeu te permettaient d'exceller dans tous les registres. clamait Léon Clarétie dans la France Littéraire. Sarah, t'es trop bonne, j'te kiffe grave ! écrivait Ernest Paul Savonnière dans la Revue Encyclopédique. A t-on déjà rendu plus bel hommage à la Femme ? 

Qu'il nous suffise d'évoquer la tirade du cornofulgur dans Goldorak, où les critiques les plus acerbes dirent d'elles : Digne des plus grandes tragédiennes de la Grèce antique, Sarah interprète le rôle de Phénicia et se rit des conventions bourgeoises. Transmutée en Fossoirac, elle joue sur l'ambivalence des relations humaines. Ainsi dans le même acte, on la verra s'assembler tour à tour avec Alcorak (le meilleur ami d'Actarus), avec Goldorak lui même (son propre frère!!), tout en pratiquant un assemblage contre-nature avec Vénusiak (une bonne copine). Mais finalement, elle voue une passion secrète au professeur Procyon qui lui rappelle son papa... Un nouveau mythe est né : Oedipe n'a qu'à bien se tenir !  conclut Roger Marx, dans le Mercure de France (23 avril 1896, p. 12)

 

goldorak

(clic clic si tu lis pas tout bien)

Souvenons nous de ses débuts. Il me revient en mémoire un épisode de Candy (acte 2, scène 3) où c'était alors Elisa Rachel Felix (dit Mlle Rachel, la première star française historiquement) qui incarnait Candy. La jeune Sarah jouait avec brio le rôle de Capucin le raton-laveur. Il fallait voir avec quelle grâce et quel réalisme Sarah grimpait aux arbres et poussait des petits "skriiiiik skrrrik" de désapprobation à l'approche du petit Prince de la Colline venu jouer de la cornemuse au creux de l'oreille de Candy. Ce dernier paya cher ce manque de courtoisie car il mourut étouffé dans son sommeil par Alistair, un "cousin" de Candy fort aux halles de Rungis).

candy

Comme tous les grands comédiens, Sarah s'illustra dans les reprises des grands classiques. Ci-dessous, "Panique au plafond de la Chapelle Sixtine", d'après un scénario et une mise en scène de Michel-Ange.

sixtine

Mais hélas, la gloire éclose, comme la plus belle des roses, est éphémère. Et c'est très tristement que nous apprîmes la participation de Sarah à la Ferme des célébrités, signe des temps qui changent et d'une époque révolue. Malgré tout, un public de fidèles est là pour la soutenir et envoyer des sms pour virer les autres participants. Je compte sur vous !

laferme

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02 novembre 2007

La légende des siècles

Vous je sais pas, mais moi des fois je me demande comment sont nées les oeuvres mythiques que je connais au moins par leur adaptation à la télé. Et bin pas plus tard que y a quelques jours, je suis tombé sur un document de l'époque de Victor Hugo (le haut moyen-âge, je dirai) qui nous en apprend un peu plus sur la genèse de son film "Les misérables" avec Jean Gabin et Bourvil.

Je vous le livre tel quel. Je n'ai pas pris le temps de le soumettre à l'expertise du carbone 14 ou de Sydney Fox l'aventurière mais j'espère qu'il ne s'agit pas d'un canular comme celui du saint-suaire de la Juventus de Turin et que cela va nous permettre d'en savoir un peu plus sur les méthodes de travail de ce grand scénariste français.


VictorHugoweb

Ci-joint une rentranscription d'un bout de texte qui accompagnait le premier jet du scénario :

"...alors la fille elle y dit au gars : Vazy 'culé chuis pas ta bonniche ! Ton eau à puiser tu sais où tu peux te la foutre ?! T'as qu'à avoir l'eau courante, trouduc !
Et le gars il y répond : Si t'es pas jouasse, t'as qu'à te casser, c'est pas l'auberge espagnole à ta mère ici !
(NDA : style à retravailler, mais en gros c'est l'idée générale)"

C'est sûr que vu comme ça, ça casse un peu le mythe du produit final mais il est bon parfois de faire ressurgir la vérité.

 

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29 octobre 2007

L'Art nouveau pour les nuls (1)

Dans la rubrique "Emmagasinons des infos qui se révéleront utiles lors des apéros de l'ambassadeur", je vous propose de découvrir ensemble ce que c'est que l'Art nouveau, sauf si vous connaissez déjà, auquel cas vous pouvez passer directement à la note suivante (dès qu'elle sera mise en ligne).

nuls


Alors c'est quoi ?
L'Art nouveau est un courant artistique apparu simultanément dans tous les pays d'Europe et qui toucha les arts décoratifs (meubles, vases, vaisselle, lampes, déco) ainsi que l'architecture (maisons, immeubles, devantures de boucheries) et les éléments d'architecture (vitrail, ferronnerie, céramique, sculptures, antennes de télé).

Et c'était quand ça ?
L'Art nouveau remonte à longtemps après Jésus Christ, plus précisément vers 1900. Donc, malgré ce que son nom pourrait laisser supposer, l'Art nouveau n'est déjà plus nouveau depuis un siècle. Mais à son époque, là oui alors, c'était nouveau. Par exemple, l'Art nouveau est contemporain des Brigades du Tigre et d'Arsène Lupin mais pas de Friends ni de Plus belle la vie.
On appelle cette période aussi la Belle époque, par rapport à celles autour qui étaient franchement moches, comme les guerres de 1870-1871 (l'Horrible époque) et 1914-1918 (la Monstrueuse époque).

Haaaa ouai d'accord...
Oui. D'ailleurs, ceux qui ont voyagé à Paris, Barcelone, Vienne, Bruxelles, Prague, Budapest et Nancy ont très certainement vu de l'Art nouveau (ou alors c'est que ça servait à rien de voyager !)

art_nouveau

Dans l'Art nouveau tout est volutes, courbes, contre-courbes, contre-contre-courbes, spirales. L'Art nouveau aime la nature parce que c'est joli avec toutes ses formes dans tous les sens et ses couleurs châtoyantes quand il fait beau dehors. Et l'Art nouveau aime aussi la femme : la femme qui fume des clopes et qui boit des binouzes (mais pas qui regarde le foot à la télé parce que ça n'existait pas encore, mais sinon peut-être que oui, on sait pas, en tout cas j'ai pas retrouvé de preuve formelle).

mucha_job mucha_biere

Alfons Mucha, chantre de la femme qui fume et qui boit.
Ca donne presque envie de s'y metttre.


Et tu dis qu'on en trouve un peu partout, genre comme les MacDo?
A peu de chose près oui. Mais l'Art nouveau prend différents noms selon les pays qu'on visite pendant les vacances. Ainsi il est Jugendstil en Allemagne (encore que comme destination de vacances on fait mieux quand-même), en Autriche et en Norvège, Modernisme en Espagne et à Cuba (spéciale mention pour Fofy) et Liberty en Italie, mais tous sont connus sous la dénomination plus générique d'Art nouveau. Par exemple, à Nancy, l'Art nouveau s'appelle l'Ecole de Nancy, bien qu'il ne s'agisse pas du tout d'une école (en résumé, pour ceux qui suivent plus : l'Art nouveau n'est pas nouveau, l'Ecole de Nancy n'est pas une école).

L'Ecole de Nancy s'inspire des fleurs qui sont périssables, mais pas des chocolats qui sont tellement bons (mais ça fait grossir). De là à dire que l'Ecole de Nancy fut la première version du flower power il n'y a qu'un pas. Et l'artiste le plus important de l'Art nouveau nancéien est Emile Gallé (1846-1904) qui pensait que seule la nature pouvait aider l'artiste dans sa création d'un art neuf et vrai. Et il mit d'ailleurs toute la nature à contribution pour créer des oeuvres modernes et belles. 

_low

Emile Gallé fut maître verrier, ébéniste et céramiste : ça en jette ça sur un CV. Il aimait aussi les libellules, les scarabées ainsi que beaucoup d'insectes en général et notamment les araignées. De là à dire qu'il ne faisait jamais le ménage chez lui, il n'y a encore qu'un pas à franchir (mine de rien, avec tous ses pas, on avance vers toujours plus de culture et ça, ça fait drôlement plaisir quand on regarde derrière soi et qu'on voit le chemin parcouru depuis le début de cette note).

Est-ce qu'il était tout seul à travailler le Emile Gallé ?
Non bien sûr, car dans ce cas il se serait plutôt appelé l'Ecolier de Nancy (en tant qu'individu) et non l'école (en tant que groupe ou institution). Artiste, il était aussi chef d'entreprise et avait des ouvriers, dessinateurs, souffleurs, mouleurs, glandeurs (y en a partout de toute façon, on peut rien y faire, d'ailleurs moi qui vous parle...bref), marqueteurs, sculpteurs, etc. Mais il n'était pas seul dans ce cas là. A Nancy, d'autres artistes-chefs d'entreprises, ou artistes indépendants ont oeuvré avec lui pour créer l'Ecole de Nancy. Ainsi si je vous dis Victor Prouvé, Louis Majorelle, les frères Daum, Auguste Vallin, Emile Friant, vous me dites aussitôt : "Vazy 'culé, attends ça me dit kekchose ça.. me dis pas me dis pas !.. Je sais, c'est pas des artistes de l'Ecole de Nancy, ça, 'culé?... Ha, j'en étais sûr, chuis trop fort moi, d'façon !"

Mais ça devient un peu chiant là, non ?
Oui mais c'est bientôt fini.

Ha cool !
oui, je sais. Mais bon, je reviendrai là dessus pour vous montrer encore d'autres choses.

Ha merde !

(à suivre)


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24 septembre 2007

Carte blanche: du nouveau dans l'art contemporain

Récemment, j’ai reçu un mail qui m’a fait réfléchir sur la nature même de ce blog. Je vous en lis un extrait : «Tu nous gaves avec tes bouchons qu’on voit jamais, montre nous plutôt de la diversité culturelle et explore donc de nouveaux champs artistiques au lieu de tourner en rond comme un poisson en cage».

Soit, soit, soit. J’ai donc revêtu ma panoplie de Docteur Livingstone et j’ai exploré tellement de champs qu'en rentrant j’ai dû faire au moins deux machines à 60° tellement je m’avais salopé. Mais l’important n’est pas ce qu’on a cherché mais ce qu’on a trouvé ai-je dit en gras pour marquer le coup d’une phrase historique et solennelle. L’idée est tellement évidente que beaucoup l’ont eu avant moi : qui mieux que d’autres que moi peut parler de quelque chose que moi je ne fais pas ? La réponse est évidente : pas moi ! (si la phrase ne vous semble pas très limpide, c'est dommage mais on n'a pas le temps de s'y attarder, on enchaîne, on enchaîne)

J’ai donc décidé de consacrer un peu de mon temps et de mon espace canalblog à la promotion de la culture en invitant de jeunes artistes à venir s'exprimer ici ou pour vous faire part d'un coup de coeur pour telle récente découverte. La rubrique "carte blanche à un jeune artiste" permet à un jeune artiste de venir nous faire part de ses ambitions, de son travail, de ses difficultés afin de susciter le dialogue et de nous faire avancer vers toujours plus de savoir (et de mises à jour du blog). Aujourd'hui je vous laisse avec un jeune homme que je devine plein d’avenir derrière lui. Il illustre des fanzines et fait de la peinture pendant son temps libre. Pour la première de cegtte rubrique, c'est Auguste Renoir qui s’y colle. A toi mon grand.

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Renoir et les boîtes de chocolat

portrait

Portrait du jeune talent prêt à éclore

Sallue à tous, je suis un peu impressionniste… heu, impressionné, (pardon c’est l’émotion, lol) à me trouver ici sur le blog du bouchon magique que j’aime beaucoup et qui m’a fait entrevoir ma passion pour la pinture sous un nouvel angle... d’à peu près 25° (c'est un jeu de mots, mdr ;)))  Je suis en effet, un jeune pintre des grosse femmes nues aux reflets laiteux, et je souhaiterais que mes pintures elles soyent accrochées dans des grands musées et achetées par des riches personnes désoeuvrés. Mécènes, si vous me lisez ! #^_-#

Pour ce fer, j’ai un souhait aussi qui concerne plus généralement l’art pictural elle-même. Décloisonnons l'art !(c'est mon crénau) La peinture ne doit plus seulement être dans les musées mais aussi sur les couvercles des boîtes de chocolat qu’on s’offrent lors des grandes ocasions en famille, ou entre amis, ou des fois entre collégues de boulot. Je vous présente donc quelques oeuvrettes que j’aimerais qu’’elles figurent sur les boites de chocolat sus-citées précédemment.

J'ai déja réfléchis à plusieurs possibilités que je vous livre ici, en mettant les titres des pintures que j'ai pintes et les  vendeurs de chocolats à qui je les ai envoyée, dans l'attente d'une réponse de leurs parts.

Petite bouffe entre potes
(pour Suchar)
d_jeuner


Lettre à Elise, hommage à Richard C.

(Pour Lindt : comme le compositeur de musiques ça tombe bien, ptdr !!!!)
C'est mon papa qui a fait le cadre.

piano

ha non, désolé, mais là tu confonds avec Liszt, mais c'est vrai que ça ressemble un peu (NDLR)

Technival à Luçon
(pour Nestlait)
bal


La série des Coquines à Argelès
(pour les Pyrénéens : les chocolats, hein, pas les montagnes suisses, lol de lol !!!)
baign_euses

Voili voila voilou. C’est tout ce que j’avais à dire pour le moment :)))))  Je serai très content de lire vos coms si vous en lâchez quelquesuns ici par devers vous. Les avis extérieurs du regard sont toujours les bienvenues. C'est hyper trop dommage, j’ai un espace myspace mais que je ne retrouves plus l’adresse exacte, c’est con, j’avais mis plein de vidéos et de zique que j’aime bien dessus :((( Dès que je retrouve, je vous mets le link direct dans les coms.

Et surtout, un gand merci à Jeròme et au Bouchon magique pour avoir laisser de la place chez lui pour laisser des jeunes artistes s’exprimer sans tabou ni sensure ;-)

Bisous à tous,

Auguste
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Tu vas presque me gêner là. C'est normal et ça me fait plaisir en plus. Comme je te l'ai dit, j'aime beaucoup tes croutes. Bonne chance à toi mon grand et "lol" comme tu dis si bien ;-)

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17 août 2007

Ici quand y a d'la moule on a la frite

Que celui qui n’a pas un objet (parfois) injustement qualifié de kitsch chez lui me jette la première pierre !

On sait tous que le goût évolue avec les époques. Ce qui est à la mode aujourd’hui sera décrié demain et encensé dans 30 ou 40 ans. C’est prouvé (presque) scientifiquement. Mais il est parfois des objets qui n’auront jamais la chance de cette gloire posthume parce que, dès leur conception, ils ont toujours été moches et ne seront donc jamais beaux. Encore que ça reste très discutable ce que je viens de dire là. Heureusement ce n’est pas le cas des beaux objets que je vais vous montrer tout de suite.

moule

HooOOooo mais c’est presque beau ça dis donc, quoi qu’est ce ?

Ca, mais c'est une moule de Vallauris, bin tiens ! Je ne vais pas vous refaire l’historique de la production céramique de Vallauris, connue pour ses merveileux et étonnants objets décoratifs et blablabli et blablabla (je fais vite pour aller directement à mes moules car je sais qu'y a qu'ça qui vous intéresse).

Dans les années 1950-60, Jean-Maurice Vallauris, brillamment sorti 721e sur 722 de l’Ecole des Arts Saugrenus de Marseille eut une révélation : "Dieu m'a mis sur terre pour créer des grosses moules qui feront lampe de chevet aussi ! Comme ça, tout le monde il fera des beaux rêves, peuchère, 'culé." Effectivement, sur le papier, l'idée était bien alléchante.  Il proposa donc son concept à différentes entreprises qui lui claquèrent la porte au nez sous les prétextes les plus fallacieux "Nous gardons votre CV dans la poubelle", "On n'en veut pas d'ta merde !", "Oh, regardez là, Brigitte Bardot ! VLAAAM".

projetsecret

Jean-Maurice Vallauris est alors bien triste mais pas découragé. Un beau jour de février 1953, il rencontre quelqu’un qui croit enfin en son idée, et pas n'importe qui : une pointure dans le milieu du bel objet. Celui là même qui avait déjà inventé les coquillages-baromètres en Bretagne : Loïc-Loïc Kevertalennec'h. Loïc était très enthousiaste à cette idée : «Ma qué, tou es oun génie !» (aïe, je fais super mal l'accent breton). En buisnessman averti, Loïc avait tout de suite repéré le potentiel fédérateur de la moule : la moule est un animal que chaque Français aime bien parce qu'elle lui rappelle des bons moments passés en vacances à la mer ou à la grande braderie de Lille. Une grande campagne de réclame (nom de l'époque pour dire publicité et communication) fut alors lancée. "La moule est gentille, la moule est notre amie", tels furent les slogans que l'on voyait partout sur les abords du tour de France en 1953 et qui vantaient les mérites de la moule de chevet Vallauris.

produits

Une production variée, mais toujours de qualité

Jean-Maurice et Loïc-Loïc ne s'arrêtèrent pas en si bon chemin. En plus de la moule, ils créèrent l’ancre de chevet, le poisson de chevet, le champignon de chevet, le gouvernail de chevet, et plein d'autres ojets de chevet tant la demande allait grandissante et chaque foyer français se devait de posséder sa moule de chevet Vallauris.

Chaque foyer, non, car une famille résistait à l’invasion du bon goût : la mienne ! C’est pourquoi, j’ai fait récemment l’acquisition de trois moules de chevet jolies à une brocante pour palier à ce manque décoratif cruel.

mesmoules

Mes récentes acquisitions de chevet

chefdesmoules

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05 juillet 2007

amis de la Comédie Française bonjour

Art

Quelqu’un a dit un jour «Les arts, tous les arts, rien que les arts oui mais tous». C’est ce que ce blog s’est efforcé de faire depuis sa création : passer au crible toutes les pratiques artistiques, avec parfois la dose de vitriol qui convient à tout esprit critique élitiste et exigeant.

Nous avons -rappelez-vous- entretenu et animé de longues conversations passionnantes et passionnées sur la musique, la littérature, la poésie, la philosophie, l’architecture, Joe Dassin, et j’en passe et des moins meilleures. Ensemble nous avons évoqué les nouvelles tendances de la sculpture en bouchon, de l’art décoratif en capsules de pelforth et de l'orfèvrerie en pâte à modeler. Bref, on pourrait croire qu’on a fait le tour de tout ce qui existe de beau dans ce monde… Et bin non, on a oublié un truc ! Le théâtre ! Et oui, aussi chiant que ça puisse paraître, il faut bien en parler tout de même.

Alors voilà, la discussion est lancée. Et pour l’animer, je vous présente, mais est-il besoin de les présenter ?.. Hummmm, oui dans le doute, je vais tout de même vous les présenter. Souvenez-vous, il y a quelques jours, vous vous surprîtes à rêver devant le buste jaune aux gros nénés, et vous vous demandâtes ce que ça allait devenir en priant «pourvu que ce soit une Pamela Anderson, pourvu que ce soit…». Mais hélas, je me trouvais trop loin pour entendre les prières que vous voulûtes que j'exauça, sinon vous pensez bien que j'en aurais tenu compte. Du coup, j'ai fait autre chose. Alors je vous présente Roxane et Cyrano qui, prochainement (= dès que j’aurais une idée), vous interpréteront une pièce de théâtre de leur choix. Ils auraient pu tout aussi bien vous interpréter une pièce de monnaie de leur choix, mais très vite on se serait lassé parce qu'on sait comment ça finit "Ha ouai, c'est la pièce de 5 centimes, pfff, je l'ai déjà vue, à la fin elle est toute sale". D’où la préférence au théâtre.

eux

Alors, bonjour les artistes, et d’avance bravo pour toute la culture que vous allez nous mettre dans les yeux et les oreilles ! (je mets un peu la pression parce qu'ils aiment bien ça les artistes, hein que vous aimez bien ça, hein ?!!)

Posté par j erome à 10:33 - Bouchon magique - Commentaires [20] - Permalien [#]
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