07 novembre 2006
Le roi est mort, vive le roi
DardMan c'était bien, mais DardMan c'est fini aussi. Il manque encore une note pour compléter cette saga incomplète mais je ne la retrouve plus. C'est à dire elle était là, et pis pouf pouf, elle a disparu.
Donc, c'est la fin des aventures de DardMan, mais celles-ci sont disponibles maintenant dans les archives. Je vais d'ailleurs y mettre tout ce que j'ai réussi à sauver de cette époque là : le concours, des photos, des dessins, etc.
Et que reste-t-il de DardMan et de son fidèle Chiquito aujourd'hui ?

Bin voilà. Il en est des super héros comme des étoiles filantes : elles brillent l'espace d'un instant et finissent en supernova dans l'univers infini de nos mémoires intersidérales du cosmos cérébral. Ou alors elles finissent à côté de la cuisinière et se recouvrent des projections d'huile ou de sauce du manger du week-end. Cette étoile filante là sent mauvais des pieds et s'appelle Chiquito. Le héros, le vrai, le seul, l'unique, DardMan a eu les honneurs du salon et repose quant à lui en dessous de l'étagère à CD tout en prenant la poussière. Il a droit à une retraite bien méritée.
Les superhéros vieillissent mal.
edit : la preuve en image d'une reconversion réussie. Il a dû en mettre de côté des économies, Chiquito, pour ouvrir ce palace aux couleurs de son ancien costume : le bleu du pantalon et le jaune du sombréro.

Merci à My pour ce travail d'investigation sur la vie privée des anciens superhéros.
11 janvier 2006
Dans la peau du superhéros
L'idée de ce concours : se déguiser en DardMan ! et ils s'y sont collés !

Là, c'est Louis

et là, bin c'est Mégaptère
Merci à eux !!!!!!
10 janvier 2006
Les résultats du concours de la Dardmobile
edit : le concours de la Dardmobile
il fallait inventer une histoire mettant en scène DardMan et son véhicule, la DardMobile.
Avant de nous pencher sur les résultats du concours, remémorons nous un instant les participations qui ont rythmé ces deux dernières semaines.
Là, il faudrait faire comme à Cannes à la clôture du festival : des gros plans sur des visages pleurant des larmes de joie, des grands sourires, des gens qui s’embrassent, des robes décolletées jusqu’à la cheville, le tout au ralenti sur fond de musique « We are the champions » ou « In the navy », mais bon, j’ai rien de tout ça. Par contre, je peux vous montrer les Dardmobiles. (ouéééééé, c’est bien aussi les Dardmobiles, hein!)

Hmmmm, quelle belle rétrospective, n’est ce pas ?.. (comment ça, je fais durer le suspens ?.. nan !) Bon, OK ! Le gwand concouws (avec l’accent américain, je trouve ça fait encore plus solennel) est à pwésent tewminé, et il ne saurait se terminer sans vainqueur, ou plutôt sans vainqueuse. Je déclare Chamailleries vainqueuse !!!!! (applause)

Bon, bin, j'ai beaucoup tout aimé ce que tu as fait l'idée, la mise en page, la réalisation, le texte, l'humour... et pas que à cause des dardettes, quoi que ça a pu faire pencher la balance de ton côté Héhéhé... Bravo à toi Chamailleries !
Par contre, je déclare également caduque la note qui décrivait l’ensemble des cadeaux et le fait que tout le monde allait gagner un truc… (…hou, qu’est ce que j’ai pas dit, ça gueule, là !..)
Bon, en fait, tout le monde va recevoir un cadeau, mais pas n’importe lequel : vous allez tous recevoir un Dard-Man approximatif en bouchon de bouteille de vin, dont certains, ont été débouchés sauvagement par Yoghill équipé de son fameux tire-bouchon que les plus grands sommeliers lui envient et qui procure l’effet saisissant « arraché avec les dents »…. Mais il me faudra un certain temps avant de faire les Dard-Man nécessaires. C’est pas tellement le temps que ça prend, mais j’ai pris pour habitude de ne pas boire plus d’une bouteille de vin par jour, et je m’y tiendrai, dussé-je en souffir !. Donc ne soyez pas pressés. Je quémanderai leurs adresses par mail auprès des intéressés.

Photo non contractuelle

Photo contractuelle
Bon, en tout cas, un grand merci à tou(te)s d’avoir participé à ce concours et d'avoir consacré beaucoup de temps à la réalisation de vos participations. Ca m'a fait très très très plaisir de trouver dans ma boîte mail des messages intitulés "Dardmobile concours" ou "dardman.jpg" ou "enlarge your penis" et ça m'a beaucoup amusé. Merci !
09 janvier 2006
Dard-Man : épisode 0
Allez, un peu de vieuseries pour changer. Je remets en ligne les histoires de Dard-Man, vu que j'en ai un peu parlé ces derniers temps.
Le pitch (pilote)
(Mexique, 1986)
Josep Manuel Felipe De Vasconcelos i Fajitas arrive à Mexico pour une visite des monuments incas et des pyramides indoues dans le cadre d’un voyage organisé pour découvrir le patrimoine de la capitale la plus polluée du monde. Le car arrive à 11h54 devant l’hôtel Doritos à Mexico (croisement des rues Emile Zola et boulevard Jeanne d'Arc, trottoir de gauche quand on sort du MacDo). Les trente touristes provinciaux en descendent et se précipitent à l’hôtel pour voir s’ils auront droit au petit chocolat déposé sur leur oreiller.
C’est la cohue à la réception. Josep Manuel Felipe de Vasconcelos i Fajitas perd son groupe de vue et se joint par inadvertance à un groupe vénézuelien arrivé au même instant. Le groupe en question est constitué d’éminents biochimistes participant à un séminaire sur la cuisine au piment et ses effets sur la couche d’ozone.

Pedro Pedro Sanchez i Sanchez, chef du groupe, annonça au groupe des biochimistes : « Rendez-vous dans une heure dans le hall de l’hôtel, alors prenez une douche et soyez à l’heure ! A tout à l’heure, amigos ! » Josep Manuel Felipe enregistra ces consignes, prit une douche (car il sentait fort des pieds et de dessous des bras avec cette chaleur) et rejoignit le groupe, prêt à mitrailler la ville avec son appareil photo.
« Tiens, on a changé de car » pensa JMF (c’est plus rapide à écrire comme ça). Mais il ne s’en soucia pas plus que ça. « Tiens, on sort de la ville » pensa encore JMF (il était considéré comme l’intellectuel de la famille tellement il pensait tout le temps). Mais il n’y prêta pas plus attention que ça (il était considéré comme l’insouciant de la famille). Le car en question se rendait en fait à l’usine de tabasco située en périphérie de la ville, entre le Auchan et le Norauto. La visite allait permettre au groupe de découvrir le nouveau tabasco au piment enrichi : « Ca troue n’importe quel pantalon ! » leur avait dit le patron de l’usine « et ça te file une trique d’enfer ! ». Il fallait voir ça sur place dans l’intérêt de la science et du chili con carne.
Lors de la visite de l’usine, un moment d’inattention suffit à JMF pour se tromper de porte. Il s’enferma dans le laboratoire « Expériences en cours. Ne pas manger les produits, même tombés à terre ». Mais la fatigue et la chaleur aidant, JMF lut mal l’affichette et comprit « Vous pouvez manger tout qu’est ce que ce vous voulez ! » (il faisait vraiment très chaud et JMF était vraiment très fatigué. En plus ça sentait des pieds dans l’usine, c’était insoutenable). « Tiens, une éprouvette avec un liquide en ébullition ! Ca doit être bon » pensa JMF en portant le tube brûlant à ses lèvres …
La déflagration s’entendit jusqu’à la galerie marchande du Auchan.
« Aucun survivant, c’est la pire catastrophe écologique de la semaine, conclut la police ». Mais une fois n’est pas coutume : la police s’était trompée. Un bras, sortant des décombres encore fumant signalait désespérément la vie qui bientôt allait s’en aller. Peine perdue, personne ne le remarqua.

Comme il est de coutume dans les secondes suivant le trépas (à ce qu’on dit), la vie de JMF défila devant ses yeux. L’enfance, l’adolescence, les tortillas, puis il se souvint des jumelles Gonzales i Sanchez avec lesquelles il passa une nuit torride. Cette pensée suscita un violent désir qui enflamma son bas-ventre. JMF hurla alors de douleur : son pantalon explosait, projetant les décombres qui l’emprisonnaient à plusieurs mètres au dessus de lui. Incroyable : il était libre. Libre grâce à son membre. Quelque chose avait changé en lui : l’insignifiant vermiceau pendouillant qu’il avait connu s’était transformé en un boa constrictor aux anneaux roses et violacés, capables de soulever le béton et de faire pipi à 13,50 mètres avec une trajectoire courbe parfaite. Le tabasco avait fait de lui un monstre : mieux que ça, il l’avait doté de super-pouvoirs.

08 janvier 2006
Dard-Man, épisode 1
Le bon Samaritain
Trois jours après l’explosion de l’usine de tabasco, une seconde catastrophe a ébranlé le pays et fait oublier le « petit drame » précédent dans lequel nous avons laissé JMF à la découverte de ses superpouvoirs. Le sang qui avait afflué massivement vers la partie médiane de son anatomie lui avait fait perdre connaissance. Il était resté ainsi, entre la vie et la mort, pas vraiment conscient de ce qu’il lui arrivait. A un moment, il s’était senti ballotté et emmailloté. Dans tout ce brouillard, dans cette nuit, une lumière se fit violemment qui l’aveugla. Une voix d’outre-tombe lui parla. Dieu ?.. Peut-être mais un Dieu qui sentait fort des pieds ?..
- Je m’appelle Chiquito, je t’ai recueilli sur le site de
l’usine. Je suis content que tu t’es réveillé. Ca fait trois jours que t’as pas
moufté.
- Je… merci Senor Roberto. Je n’ai aucun souvenir de ce qu’il
s’est passé. Tu es de la famille des jumelles Gonzales i Sanchez ?

- Hein ?.. Non, je ne suis d’aucune famille, on m’appelle
juste Chiquito. Mais toi, qui es-tu ?
- Je ne sais pas, je ne sais plus.
- Ca doit être le choc. En l’honneur de ta protubérance
sous-abdominale je t’ai surnommé Le Mulet.
- …Heu, si tu veux bien, je trouverai moi-même mon nom.
- Comme tu veux, ombre. Tiens, prends un bol de chili.
- Merci. Aide moi à me relever. Mais… mais…. Tu m’as
entouré de sopalin !
- Non c’est des bandelettes. Je suis un grand fan de
L’Homme invisible, j’ai toujours voulu avoir le mien rien qu’à moi.

JMF ne rêvait pas : il avait entre les mains une nouvelle arme surpuissante qui allait peut-être lui apporter la richesse, la gloire, des filles, etc.
To be continued
06 janvier 2006
Dard Man, épisode 2
A star is porn
Avec toute la délicatesse qui lui était coutumière, Chiquito commençait à
ôter les bandelettes du corps tuméfié, brûlé, et protubérant de JMF.
- Alors ? questionna
le blessé
- Un instant… HIHIHI… ria Chiquito
- Quoi, Bernardo ? Qu’est ce qui te fait rire ? C’est moi ?
- Non non, ombre, j’ai l’impression d’ouvrir un gros cadeau. Et ça fait
longtemps que je n’ai pas déballé de cadeau, tu comprends la drôlerie ?
- Ouai, ouai mais moi ça m’amuse moyen. Tu veux bien te grouiller le cul, por favor !
- Si si, ça vient, je change pas de main.

Chiquito était un vrai pro de la bandelette
Chiquito se sortit un peu les doigts du cul et s’activa. Au fur et à mesure que les bandelettes découvraient le visage de JMF, le regard de Chiquito devenait de plus en plus grave. On sentait la peur dans ses yeux, ainsi qu’une forte odeur des pieds, mais ça ne venait pas du même endroit. Ca y est, il avait fini, quand soudain….
- Haaaaaaa ! le Quetzacoatl !!! hurla Chiquito en faisant pipi dans son
pantalon ! (qui n’avait déjà pas besoin de ça pour sentir mauvais)
- Quoi le Quetzacoatl ?! Qu’est ce que tu veux dire ?! Il est où ?!
- T…..toi…toi tu as le visage du quetzacoatl ! C’est horrible, tu es un monstre !
- Ouah l’autre, hé, vazy enculé, comme tu me traites ! Tu exagères,
Chiquito, c’est limite vexant, je t’assure. Heureusement que je suis de
bonne constitution sinon je pourrai mal le prendre et te rosser ton
groin de pourceau !
- Cache toi la face, vite ! Je ne veux pas te regarder, je vais devenir maudit !
- Pôlôlô, quel cinéma ! OK, je m’arrange. Donne moi un instant. Je peux te prendre ça ? demanda JMF à Chiquito.
- Prends, prends tout ce que tu veux, mais fais vite ! s’affola Chiquito en se cachant les yeux.
- Taddaaaam ! s’exclama triomphalement JMF ! Tu peux regarder !
Chiquito s’apaisa instantanément.
- Tu as pris mon caleçon fétiche, ombre ! Celui que je gardais pour les
grandes occasions. C’est mon père qui me l’a donné, lui-même le tenait
de son père ! C’est avec ce caleçon que mon aïeul a participé à la
révolution mexicaine !..
Mais une nouvelle page de l’histoire du Mexique allait être tournée grâce au
caleçon de Chiquito et à la protubérance de JMF…
Dard-Man était né, et avec lui son désormais fidèle Chiquito !!

JMF c'est du passé ! Place à Dard-Man...

..et aussi à Chiquito !
05 janvier 2006
DardMan, épisode 3
Une identité qui claque
Aussitôt que JMF eut porté le caleçon de
Chiquito pour camoufler son visage accidenté, il se trouva un air de
ressemblance avec les supers héros nord-américains qui plaisaient tant
aux jeunes obèses oisifs téléphages.
..Ô
c'est toi, Dard-Man, bien évidemment. Et il n'y a personne,
même dans
une chaumière dans les bois, qui en ait une aussi grosse.
- Tu vois, Paolo, si ça se trouve, je dois mettre mes pouvoirs au service du bien public afin que règnent la justice, l’ordre, la sécurité et la paix sur terre. Hein si ça se trouve, on sait pas, après tout ?..
- Ha oui, ça ! Quels sacrés supers pouvoirs !.. Quelle justice tu veux rendre avec ça ? Tu vas défier les malfaiteurs à celui qui pisse le plus loin ? Vous allez comparer vos engins, Protubérance-Man ? De quels pouvoirs tu parles, amigo ? Pour l’instant je ne connais que tes flatulences dévastatrices, ton haleine de fennec et ta maladresse de.. heu, de fennec !
- Tu as fait référence deux fois au cousin Fennec dans la même phrase, ce qui prouve que tu manques d’argumentation, mon bon Ernesto. Non, je parlais de mon engin protubérant, fais pas semblant de pas le voir, genre "Ha, je le vois pas ton engin protubérant". Tu vas t’en prendre une, Claudio ! Cela dit, j’aime bien ton idée de nom de super héros, genre Protubérance-Man. Mais j’aurais vu plutôt un nom dans le style qui ficherait la trouille aux voleurs.
- La chtouille ?..
- Non, la trouille !.. Un nom qui rappellerait le cousin scorpion et son dard puissant… J’ai trouvé : je vais m’appeler Cousin Scorpion Man ! Qu’est ce t’en penses, hein ? ! C’est pas toi qui aurais trouvé ça !
- Pourquoi pas Dard-Man ?
- …Hein ?.. Ha oui, c’est mieux, toi, ce que tu as trouvé. Va pour Dard-Man, l’Homme Dard ! Et, tel le cousin scorpion, je porterai un costume noir !
- Il porte un costume le scorpion ?
- …Va chier !
Avec acharnement, Dard-Man se tricota un costume mi-goretex, mi-kevlar, mi-laine synthétique à 60%, une matière extensible qui épouserait les formes de son corps et qui serait lavable en machine à 40 degrés.
Il ne restait plus maintenant à Dard-Man qu’à apprivoiser les supers-pouvoirs dont Mère Catastrophe Chimique l’avait doté.

"Est-ce un cap, une péninsule ?.. Non c'est Dard-Man !"





