15 avril 2008
Baudelaire
"Baudelaire ne s'est pas fait en un jour". Tel est l'adage bientôt populaire qui remplacera peut-être à l'issue de la lecture de cette note le célèbre et trop entendu "Rome ne s'est pas faite en un jour". Régulièrement la rubrique Culture de ce blog essaie de vous faire briller en société en vous permettant d'accéder vous aussi à la culture avec un petit cul (car c'est plus facile à caser dans une société où la taille du fessier est proportionnelle à celle de l'esprit... houlà, ça dénonce aujourd'hui, démagogie quand tu nous tiens). C'est ce que nous allons faire ensemble en étudiant un peu les oeuvres de jeunesse de Charles Baudelaire (poète français, 1821-1867).
Je ne vais pas revenir sur les publications de maturité de l'auteur des Fleurs du mal, mais je vais plutôt vous parler des débuts de Charles Baudelaire. Je viens de mettre la main sur divers manuscrits encore inédits que je n'hésite pas à publier ici car les gens ont le droit de savoir, on leur cache des choses.

Madame Monique Baudelaire (dite Momo) a conservé précieusement les archives scolaires de son fils, qui se sont transmises jusqu'à une de ses descendantes qui s'avère être une de mes voisines de palier. Celle-ci, connaissant mon amour pour les enquètes historiques, m'a confié ces documents dans un but hautement désintéressé "Et comme ça, ça te fera une note pour ton blog. T'auras plus d'excuses pour pas te sortir les doigts du cul, hein !"
Bref...
Ci-dessous, une des premières poésies de Baudelaire, en 1832, classe placée sous la haute autorité de Soeur Victorine Edmonde Jacquet

C'est vrai que c'est pas génial. Mais voyons si des efforts ont été accomplis en quelques années. Nous sommes transportés en 1837. Charles Baudelaire a alors 16 ans, il entre en classe de terminale (il a sauté une classe, grâce à ses notes en sport). L'adolescent se montre rebelle et éprouve une certaine nostalgie, un certain mal-être qui sera sa marque de fabrique plus tard.

Voilà, le mot est laché : soupline ! transformé par la suite en spleen, car ça faisait plus américain, déjà à l'époque c'était plus tendance ! Bravo Charles, ou plutôt Charly ;-) Quelle clairvoyance.
La suite vous la connaissez tous : promu par son professeur de poésie, le père Gaston Siegfried de la Rosecroix, Charles enchaîne les galas, les soirées mondaines et les pince-fesses. Ivre de vin blanc mousseux et de petits fours qui font grossir, l'adolescent perd la tête. Il devient joyeux et a foi en l'humanité, il veut lutter pour un monde meilleur. Il enchaîne les poésies à tire-larigot. A 19 ans, Charles Baudelaire change radicalement un style pourtant prometteur et s'achète une machine à écrire.
A part les rimes croisées, rien dans tout ceci n'est intéressant : le bonheur, la joie de vivre, la santé, le sport sont des sujets trop ennuyeux pour être sublimés par la poésie. Les critiques, déçus par ses nouvelles oeuvres qui suintent la joie de vivre par tous les pores, vont le délaisser. Ruiné, il se voit réduire à retourner vivre chez ses parents. Bien lui en prit car le spleen et le mal-être l'enivrèrent à nouveau et lui donnèrent le goût amer d'écrire quelques uns de ses plus beaux poèmes : Picadors d'Espagne, encornez moi par tous les trous / Syphllis mon amour / etc
Terminons par une oeuvre d'une profonde maturité. S'il n'y en avait qu'une à retenir, c'est celle ci que je choisirai. Place à la poésie, faisons silence dans nos têtes. chuuuuuuttttt
21 février 2008
Merci Bernhardt
On va remonter le temps... et prenez le votre car voici une note à rallonge (un peu comme une table mais sans la nappe, et en note...)
Rappelez vous quand, enfant, vous rentriez de l'école, le cartable sur le dos lourd comme s'il était rempli de pierres, arrivant chez vous haletant, claquant la porte du salon en criant un rapide "S'lut c'est moi, chuis rentré". Vous jetiez votre sac sur le sol, faisant voler les chaussures à l'autre bout de la pièce pour vous jeter sur la télécommande et allumer la télé. Haaaa, c'est l'heure de "Sarah et les garçons" (la suite de "Premiers bisous"), le feuilleton à ne pas louper sous peine de passer pour un(e) intello à la cour de récré le lendemain matin. "Han, l'aut' hé, t'as pas regardé "Sarah et les garçons" !!! Architec', va !.."
Les enfants savent trouver les mots qui blessent...
Rappelez-vous :
Le résumé :
Sarah a 26 ans (mais incarne une jeune femme de 17 ans) dont les passions sont celles de toutes les ados de la fin du XIXe siècle : les concerts de la fanfare militaire le dimanche au kiosque municipal et les réceptions fréquentées par les beaux-partis mâles les plus en vue.
Avec ses amies Henriette et Léontine, Sarah fréquente quelques frétillants jeunes hommes : Emile, Evariste et Antonin (ce dernier surnommé par tous Bel-Ami pour qui le coeur de Sarah bat à s'en faire faire péter le corset étroit qui comprime sa poitrine).
L'objectif: se caser
L'épilogue : après moult épisodes les couples se forment :
- Emile et Léontine convolent en justes noces. Mais Emile, qui fréquente la maison close de Mme Bonnetouille, contracte une syphilis qui brise net l'idylle. Il fait porter cette faute sur Léontine qui est envoyée au couvent où elle finira tristement sa vie, tondue, le corps recouvert de pustules et de plaies purulentes. Emile se consolera en épousant la soeur cadette de Léontine à la poitrine opulente et au cuissot charnu et léger.
- Evariste et Henriette convolent en justes noces. Evariste reprend la manufacture de textile de beau-papa (le vicomte Eugène Emmanuel d'Adidas) et l'oriente vers les pratiques naissantes du loisir sportif (tennis, aviation, automobile). Rapidement il amasse une fortune colossale mais sa consommation d'opium et d'absinte nuisent à sa raison. Il revend la manufacture à un consortium prussien et finit ruiné. Il se suicide en se jetant sous les roues d'une voiture (celle-ci, un véritable bolide, roulait à 25km/h : l'agonie, longue et douloureuse, dura plusieurs kilomètres). Henriette termine ses jours au couvent, inconsolable et muette de douleur (car elle ne savait pas qu'Evariste la trompait, mais chuttttt je n'ai rien dit ;-)
- Quant à Sarah et Bel-Ami, un destin tragique empêcha leur union. Bel-Ami, reporter au Petit Journal contracta une épidémie pernicieuse en Guyane alors qu'il se documentait sur les pratiques carcérales inhumaines au bagne de Cayenne. Il eut une diarrhée aiguë qui le fit se vider par tous les trous du corps sur le tapis du salon de son appartement parisien. Il mourut de manière abominable et l'on ne put jamais ravoir le tapis persan (malgré tout le dévouement du personnel de maison). Sarah succomba à la folie, et fut internée à l'asile. Elle se tranchera la gorge avec un fer à cheval rouillé, pendant 20 minutes en gros plan à l'écran. (l'épisode fut déconseillé aux moins de 6 ans)
LA FIN
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Une bien belle histoire à l'eau de rose et poétique qui nous fit vibrer et rêver quand nous étions petits. Personnellement, je n'ai jamais loupé un seul épisode. Et depuis, je maudis les fers à cheval et j'ai en horreur les tapis persans ! Mais surtout nous gardons en mémoire le talent d'actrice de celle qui a fait un bon bout de chemin depuis : la grande, l'immense Sarah Bernhardt.
Sarah, tu nous fis vibrer, d'amour, de mélancolie, puis de terreur, tant la justesse de ton jeu te permettaient d'exceller dans tous les registres. clamait Léon Clarétie dans la France Littéraire. Sarah, t'es trop bonne, j'te kiffe grave ! écrivait Ernest Paul Savonnière dans la Revue Encyclopédique. A t-on déjà rendu plus bel hommage à la Femme ?
Qu'il nous suffise d'évoquer la tirade du cornofulgur dans Goldorak, où les critiques les plus acerbes dirent d'elles : Digne des plus grandes tragédiennes de la Grèce antique, Sarah interprète le rôle de Phénicia et se rit des conventions bourgeoises. Transmutée en Fossoirac, elle joue sur l'ambivalence des relations humaines. Ainsi dans le même acte, on la verra s'assembler tour à tour avec Alcorak (le meilleur ami d'Actarus), avec Goldorak lui même (son propre frère!!), tout en pratiquant un assemblage contre-nature avec Vénusiak (une bonne copine). Mais finalement, elle voue une passion secrète au professeur Procyon qui lui rappelle son papa... Un nouveau mythe est né : Oedipe n'a qu'à bien se tenir ! conclut Roger Marx, dans le Mercure de France (23 avril 1896, p. 12)
(clic clic si tu lis pas tout bien)
Souvenons nous de ses débuts. Il me revient en mémoire un épisode de Candy (acte 2, scène 3) où c'était alors Elisa Rachel Felix (dit Mlle Rachel, la première star française historiquement) qui incarnait Candy. La jeune Sarah jouait avec brio le rôle de Capucin le raton-laveur. Il fallait voir avec quelle grâce et quel réalisme Sarah grimpait aux arbres et poussait des petits "skriiiiik skrrrik" de désapprobation à l'approche du petit Prince de la Colline venu jouer de la cornemuse au creux de l'oreille de Candy. Ce dernier paya cher ce manque de courtoisie car il mourut étouffé dans son sommeil par Alistair, un "cousin" de Candy fort aux halles de Rungis).
Comme tous les grands comédiens, Sarah s'illustra dans les reprises des grands classiques. Ci-dessous, "Panique au plafond de la Chapelle Sixtine", d'après un scénario et une mise en scène de Michel-Ange.
Mais hélas, la gloire éclose, comme la plus belle des roses, est éphémère. Et c'est très tristement que nous apprîmes la participation de Sarah à la Ferme des célébrités, signe des temps qui changent et d'une époque révolue. Malgré tout, un public de fidèles est là pour la soutenir et envoyer des sms pour virer les autres participants. Je compte sur vous !
26 janvier 2008
Liz MacGrath
Mais qui donc est Liz McGrath ? Avec un nom comme ça, sûr que ce devait être une farouche fille de l'ouest sauvage, à l'instar d'une Calamity Jane. On l'imagine facilement manier le fusil et le colt et pousser des yipiyoh yipiyeah en sautant sur son cheval, après avoir craché par terre un gros bout de tabac à chiquer qui noircit les dents.
Et bin on n'est pas loin de la vérité. Liz McGrath est en effet une farouche fille de l'ouest des Etats-Unis (San Francisco), mais de maintenant. Liz a 37 ans et fait des "belles" choses (je préfère mettre des guillemets car rien n'est pas moins sûr non plus que ses créations fassent l'unanimité).
Mais pourquoi donc que je vous entreprends de Liz ici ? Alors qu'il y a moins d'une semaine je ne savais même pas qui c'était... Ha oui mais ça c'était avant que je ne fasse l'acquisition de ce superbe artoy "Butcher" (=boucher), designed by Liz MacGrath herself.
J'avais déjà repéré son travail "magnifique" dans un livre d'artoys. J'avais craqué sur celui-ci où l'o sent bien la filiation avec celui du dessus.
Mais bien sûr, Liz ne dessine pas des artoys toute la journée. Non non. Et pour vous donner une idée de son travail par ailleurs très riche qui allie le volume à la peinture, l'écriture à la mise en scène, voici quelques petites photos pêle-mêle récupérées sur son très beau site où elle a d'ailleurs mis MON artoy direct sur la page d'accueil, bien en évidence.

"Everything that creeps" : LE livre sur les oeuvres de Liz McGrath
(détail)
(détail)
Certes, d'aucuns diront que c'est glaucque, morbide, triste mais bon c'est rudement bien fait, y a pas à dire, en tout cas moi j'aime beaucoup.
Et j'en profite pour faire un coup de pub à une nouvelle petite boutique à Nancy qui je l'espère va bien marcher, où j'ai trouvé cet artoy (et beaucoup d'autres), tenue par des jeunes graphistes vraiment très sympas.
Graphikzoo
10, rue Saint-Julien
54000 NANCY
(derrière l'hôtel de Ville, près de l'ancienne poste)
(c) Graphikzoo
11 décembre 2007
Banco !
Une fois n'est pas coutume, nous sommes heureux. De ce bonheur que procure la liesse joyeuse et gaie de la sortie enjouée du nouvel album des Têtes Raides "Banco" ! Depuis le 3 décembre dans les bacs comme on dit, alors que moi je l'ai trouvé sur un présentoir (mais ça se dit moins). C'est pas tous les jours que ça arrive, alors j'en profite en attendant de vous reparler de la crèche (comment ça "Pffff, encore !!!" ?) pour faire cette micro-note sur ce groupe qui m'accompagne (au figuré) depuis presque 15 ans.
Après un Fragile électrique, Têtes Raides remet l'accordéon sur ses épaules parce que c'est si bon quand-même et que ça manquait faut dire, en tout cas à moi mais surtout à eux, sinon ils l'auraient pas remis QUE pour me faire plaisir. (les enfants, si vous me lisez, ne refaites pas ce genre de phrases chez vous ou dans votre cahier)
Et comme Têtes Raides c'est pas que de la musique, ils nous mettent aussi des belles images plein les yeux grâce aux Chats Pelés, illustrateurs des livrets des Têtes Raides, de feu La Tordue et de tas de livres pour enfants que j'achète (en secret).
Houlà mazette quel beau coffret : un cd, un dvd et un livret superbement illustré..
Pfffiou, c'est presque trop, je mérite pas.
Têtes Raides, il a un site internet, un blog, un myspace et que sais-je encore. Mais le mieux c'est quand même découter le disque, de le voir en vrai et de regarder les illustrations des Chats Pelés. Mais comme ici c'est pas le blog du bouchon panégyrique, je m'abstiens donc d'encenser comme il se devrait pourtant, ce groupe qui mérite de figurer au firmament des étoiles des hôtes des phénix de la musique.
Donc Têtes Raides, si tu me lis, merci. Et bisous !
06 décembre 2007
Sydney Fox l'aventureuse
L'idée de cette note m'est venue en lisant une recherche google ayant mené à mon blog : "photo de sydney fox très sexy mais nue" (j'aime beaucoup le "mais" qui laisse supposer que l'iconographie sexy de Sydney doit être abondante, mais que pour trouver une photo où elle est nue, ça doit être sacrément plus difficile). Comme quoi c'est donnant donnant les mots-clés : ça fait venir du monde et j'en fais des notes, "échange de bons procédés, agent Starling" dirait Hannibal, un lecteur.
Il y a quelques semaines, j'ai fait l'acquisition de la 1ère saison de la série "Sydney Fox l'aventurière" ("Relic hunter" en V.O.), c'est dire si je maîtrise bien le sujet. Et je vais donc vous en faire profiter car je sais que nombreux en sont fans parmi vous et d'autres ne demandent qu'à le devenir. Je dois dire que cette série est quasiment un documentaire tant ça colle fidèlement au quotidien du métier de professeur à la fac et d'historien/archéologue.
Le pitch de la série:
Sydney Fox est une belle chercheuse de reliques et professeur de fac à ses heures perdues.
Sa spécialité : elle est spécialiste en tout (c'est ça qui est rare en général et bien avec elle). Elle s'y connait super bien dans toutes les périodes de l'histoire, de la mythologie antique au base-ball contemporain en passant par la Révolution Inca et les pyramides françaises (ou inversement... mais des fois ça va trop vite dans Sydney Fox, t'as pas toujours le temps de tout bien comprendre).
L'esprit de la série :
- léger : tant au niveau vestimentaire qu'au niveau de l'humour. Sydney est souvent enjouée et bien disposée, peu farouche, court vêtue et très dynamique.
- de l'action ! ça bouge tout le temps. On y trouve pèle-mèle tous les moyens de locomotion qui existent, des scènes de combats au corps à corps, des courses poursuites, des pièges à éviter, des tirs à balles réelles. Mais c'est bien connu, c'est le lot de tous les historiens, archéologues et historiens de l'art : toujours en première ligne prêts à affronter tous les dangers, à se battre à mains nues contre des armes à feu et sauter d'un train en flammes. Les scènes de recherche dans les archives et bibliothèques, sans doute jugées pernicieuses, ont été éludées.
- et la réalité historique dans tout ça ? A plusieurs reprises, il s'est avéré effectivement que des noms cités soient authentiques et que des objets aient réellement existé, sans doute des coïncidences ou des coups de pot de la part des scénaristes.

Sydney a de la répartie ainsi que des références charcutières
dignes des plus grandes surfaces : deux achetés = un Laguiole offert
Mais décortiquons ensemble, si vous le voulez bien, un épisode de 42 minutes:
Début de l'épisode : flash-back sur un événement historique dont on devine qu'il a rapport avec l'objet disparu que Sydney Fox va devoir trouver.
NB : il y a TOUJOURS un objet à retrouver (le fil d'Ariane en Grèce, les carnets de Don Juan en Italie, la guitare d'Elvis en Allemagne, etc). Donc tout le temps, Sydney voyage dans le monde entier en parlant tout le temps français (ou anglais selon l'option choisie dans le menu audio du DVD) ce qui facilite la compréhension.
-2e minute : une magnifique jeune femme/un très beau jeune homme vient solliciter l'aide de Sydney pour retrouver l'objet super important du début que son aïeul a perdu mais dont on sait qu'il a existé puisque c'est écrit dans le manuscrit codé, là, qu'elle a apporté et que Sydney déchiffre aisément car elle maîtrise 3 millions de formes de communication (comme Z6PO).
- 3e minute : Elle se rend sur place avec son jeune assistant, Nigel, un gars gentil comme tout, dévoué, mais un peu boulet. Cela dit il lit toutes les langues anciennes donc ça compense.
- 12e minute : Dès qu'ils arrivent sur place, ils tombent sur des méchants qui recherchent la même chose qu'eux au même moment ou qui veulent empêcher Sydney de mettre la main sur l'objet. C'est pas de bol quand même : l'objet est paumé depuis au moins 200 ans (c'est une moyenne) et paf, au même moment tout le monde essaie de le retrouver.
- 18e minute : Une bagarre éclate entre Sydney et trois méchants armés. Elle leur met une grosse tôle
- 22e minute : Tout à coup, Sydney se déshabille. Les raisons sont diverses : robe échancrée jusqu'aux joues pour aller à une réception de l'ambassadeur, robe déchirée dans un combat, douche impromptue, changement de vêtement, infiltration d'un camp de nudistes, rencontre d'un ancien amant-baroudeur. Mais tout cela est suggéré avec tact (=on voit que dalle ! d'où la recherche : sexy oui, mais nue non)
- 23e minute : Reprise des activités
- 30e minute : Dès que Sydney entre dans une pièce, (château, église, manoir, magasin) c'est plus fort qu'elle, elle s'appuie contre un mur et déclenche sans faire exprès un mécanisme qui, bien que vieux de plusieurs siècles, fonctionne impeccablement (car à l'époque tout n'était pas construit en Chine).
Là : ouverture d'une porte secrète qui dévoile une galerie/grotte/pièce cachée où se trouvent des pièges mortels et l'objet disparu. Ils déjouent les pièges et récupèrent l'objet. Mais là on devine que c'est pas fini vu qu'il reste encore 10 minutes (on n'est pas entièrement cons non plus). Alors que Sydney et Nigel sont sur le point de rentrer chez eux pour s'ouvrir une bière, les méchants (qui ont laissé faire Sydney le plus gros du boulot) les braquent avec des armes pour s'emparer de la relique (NB : comme tous les gentils, Sydney ne possède pas d'arme)
Aïe, complication : la tension monte d'un cran, un traître est démasqué (comme dans Scoubidou). Une rixe s'ensuit, des coups de pied dans les couilles sont échangées (pas comme dans Scoubidou), les méchants s'enfuient coupant leur retraite derrière eux. Mais comment vont ils sortir ? (en matière de suspens, c'est le point culminant de la série)
- 38e minute : Bingo, un courant d'air ! Y a qu'à suivre là d'où ça vient. Ils réussissent à se barrer, déjouent le complot, récupérent l'objet et le confient au musée/propriétaire officiel (c'est souvent un peu rapide les fins)
- 40e minute : retour dans le bureau de Sydney Fox à l'université où l'on revient à des considérations plus en rapport avec son métier de professeur, et featuring Claudia sa secrétaire très très "blonde", fille du doyen de l'université (c'est pourquoi elle est là, sinon en vrai jamais ils la laisseraient entrer dans une fac).
Ca se termine bien, on rigole, on se vanne, et on attend le générique de fin.
Bien joué Sydney !
En conclusion : malgré des fins souvent un peu rapides, ça reste une série à propos de laquelle je me souviens avoir été peiné lorsque M6 l'avait déprogrammée du dimanche en fin d'après-midi. Que du bon, somme toute ! Vivement la sortie de la saison 2 !
02 novembre 2007
La légende des siècles
Vous je sais pas, mais moi des fois je me demande comment sont nées les oeuvres mythiques que je connais au moins par leur adaptation à la télé. Et bin pas plus tard que y a quelques jours, je suis tombé sur un document de l'époque de Victor Hugo (le haut moyen-âge, je dirai) qui nous en apprend un peu plus sur la genèse de son film "Les misérables" avec Jean Gabin et Bourvil.
Je vous le livre tel quel. Je n'ai pas pris le temps de le soumettre à l'expertise du carbone 14 ou de Sydney Fox l'aventurière mais j'espère qu'il ne s'agit pas d'un canular comme celui du saint-suaire de la Juventus de Turin et que cela va nous permettre d'en savoir un peu plus sur les méthodes de travail de ce grand scénariste français.

Ci-joint une rentranscription d'un bout de texte qui accompagnait le premier jet du scénario :
"...alors la fille elle y dit au gars : Vazy 'culé chuis pas ta bonniche ! Ton eau à puiser tu sais où tu peux te la foutre ?! T'as qu'à avoir l'eau courante, trouduc !
Et le gars il y répond : Si t'es pas jouasse, t'as qu'à te casser, c'est pas l'auberge espagnole à ta mère ici !
(NDA : style à retravailler, mais en gros c'est l'idée générale)"
C'est sûr que vu comme ça, ça casse un peu le mythe du produit final mais il est bon parfois de faire ressurgir la vérité.
29 octobre 2007
L'Art nouveau pour les nuls (1)
Dans la rubrique "Emmagasinons des infos qui se révéleront utiles lors des apéros de l'ambassadeur", je vous propose de découvrir ensemble ce que c'est que l'Art nouveau, sauf si vous connaissez déjà, auquel cas vous pouvez passer directement à la note suivante (dès qu'elle sera mise en ligne).
Alors c'est quoi ?
L'Art nouveau est un courant artistique apparu simultanément dans tous les pays d'Europe et qui toucha les arts décoratifs (meubles, vases, vaisselle, lampes, déco) ainsi que l'architecture (maisons, immeubles, devantures de boucheries) et les éléments d'architecture (vitrail, ferronnerie, céramique, sculptures, antennes de télé).
Et c'était quand ça ?
L'Art nouveau remonte à longtemps après Jésus Christ, plus précisément vers 1900. Donc, malgré ce que son nom pourrait laisser supposer, l'Art nouveau n'est déjà plus nouveau depuis un siècle. Mais à son époque, là oui alors, c'était nouveau. Par exemple, l'Art nouveau est contemporain des Brigades du Tigre et d'Arsène Lupin mais pas de Friends ni de Plus belle la vie.
On appelle cette période aussi la Belle époque, par rapport à celles autour qui étaient franchement moches, comme les guerres de 1870-1871 (l'Horrible époque) et 1914-1918 (la Monstrueuse époque).
Haaaa ouai d'accord...
Oui. D'ailleurs, ceux qui ont voyagé à Paris, Barcelone, Vienne, Bruxelles, Prague, Budapest et Nancy ont très certainement vu de l'Art nouveau (ou alors c'est que ça servait à rien de voyager !)
Dans l'Art nouveau tout est volutes, courbes, contre-courbes, contre-contre-courbes, spirales. L'Art nouveau aime la nature parce que c'est joli avec toutes ses formes dans tous les sens et ses couleurs châtoyantes quand il fait beau dehors. Et l'Art nouveau aime aussi la femme : la femme qui fume des clopes et qui boit des binouzes (mais pas qui regarde le foot à la télé parce que ça n'existait pas encore, mais sinon peut-être que oui, on sait pas, en tout cas j'ai pas retrouvé de preuve formelle).
Alfons Mucha, chantre de la femme qui fume et qui boit.
Ca donne presque envie de s'y metttre.
Et tu dis qu'on en trouve un peu partout, genre comme les MacDo?
A peu de chose près oui. Mais l'Art nouveau prend différents noms selon les pays qu'on visite pendant les vacances. Ainsi il est Jugendstil en Allemagne (encore que comme destination de vacances on fait mieux quand-même), en Autriche et en Norvège, Modernisme en Espagne et à Cuba (spéciale mention pour Fofy) et Liberty en Italie, mais tous sont connus sous la dénomination plus générique d'Art nouveau. Par exemple, à Nancy, l'Art nouveau s'appelle l'Ecole de Nancy, bien qu'il ne s'agisse pas du tout d'une école (en résumé, pour ceux qui suivent plus : l'Art nouveau n'est pas nouveau, l'Ecole de Nancy n'est pas une école).
L'Ecole de Nancy s'inspire des fleurs qui sont périssables, mais pas des chocolats qui sont tellement bons (mais ça fait grossir). De là à dire que l'Ecole de Nancy fut la première version du flower power il n'y a qu'un pas. Et l'artiste le plus important de l'Art nouveau nancéien est Emile Gallé (1846-1904) qui pensait que seule la nature pouvait aider l'artiste dans sa création d'un art neuf et vrai. Et il mit d'ailleurs toute la nature à contribution pour créer des oeuvres modernes et belles.
Emile Gallé fut maître verrier, ébéniste et céramiste : ça en jette ça sur un CV. Il aimait aussi les libellules, les scarabées ainsi que beaucoup d'insectes en général et notamment les araignées. De là à dire qu'il ne faisait jamais le ménage chez lui, il n'y a encore qu'un pas à franchir (mine de rien, avec tous ses pas, on avance vers toujours plus de culture et ça, ça fait drôlement plaisir quand on regarde derrière soi et qu'on voit le chemin parcouru depuis le début de cette note).
Est-ce qu'il était tout seul à travailler le Emile Gallé ?
Non bien sûr, car dans ce cas il se serait plutôt appelé l'Ecolier de Nancy (en tant qu'individu) et non l'école (en tant que groupe ou institution). Artiste, il était aussi chef d'entreprise et avait des ouvriers, dessinateurs, souffleurs, mouleurs, glandeurs (y en a partout de toute façon, on peut rien y faire, d'ailleurs moi qui vous parle...bref), marqueteurs, sculpteurs, etc. Mais il n'était pas seul dans ce cas là. A Nancy, d'autres artistes-chefs d'entreprises, ou artistes indépendants ont oeuvré avec lui pour créer l'Ecole de Nancy. Ainsi si je vous dis Victor Prouvé, Louis Majorelle, les frères Daum, Auguste Vallin, Emile Friant, vous me dites aussitôt : "Vazy 'culé, attends ça me dit kekchose ça.. me dis pas me dis pas !.. Je sais, c'est pas des artistes de l'Ecole de Nancy, ça, 'culé?... Ha, j'en étais sûr, chuis trop fort moi, d'façon !"
Mais ça devient un peu chiant là, non ?
Oui mais c'est bientôt fini.
Ha cool !
oui, je sais. Mais bon, je reviendrai là dessus pour vous montrer encore d'autres choses.
Ha merde !
(à suivre)
25 octobre 2007
Il ne restera rien
Comme la note prochaine tarde à venir (je sais pas ce qu'elle fout, elle m'avait dit "Oui, je serai là mercredi, sans faute" et là on est jeudi et qu'y a toujours personne), je m'en vais mettre un petit intermede musical avec des images qui bougent (ça s'appelle un clip) des Ogres de Barback.
Contrairement à ce que le nom laisserait supposer, ce n'est pas un groupe de trash métal hardcore mais un groupe de chanson-rock plutôt accoustique constitué de 4 frères et soeurs qui font de la musique qui est magnifique (ce qui n'engage que moi bien sûr) et qui est bien de les voir sur scène. Je n'en dis pas plus parce que sinon ce n'est plus un intermede mais une vraie note et ça va me faire perdre du temps sur la prochaine.
Et je vous laisse avec la chanson Il ne restera rien. C'est beau c'est frais c'est léger c'est triste c'est vrai.

Et, en prime avec une grosse image pour fêter ça, la pochette de l'album d'où est tirée la chanson.
01 octobre 2007
Petit précis d'histoire de l'art
Comme vous n'êtes peut-être pas censés ignorer de le savoir, j'ai suivi des cours d'histoire de l'art à l'université. Je suis même allé jusqu'au DEA (il était au bout du couloir donc ça va, c'était pas trop loin). Concrètement, ça veut dire que j'ai appris à regarder de vieilles diapositives en prenant des notes sur mon cahier :
- "Nicolas Poussin, pintre mort. A fait des jolies dessins dont certins en couleurs, mais c'est un peut chian tout de même. lol" (je n'étais pas aussi cultivé qu'aujourd'hui),
- "Henri Matisse, pintre mort (lui aussi ?.. décidément c'est dangereu la pinture : NB pour plus tard, penser à pas faire pintre). A le même prénom qu'un de mes copains." etc.
C'est fou ce qu'on apprend en histoire de l'art.
Et j'ai donc ainsi étudié les classiques, les incontournables des siècles passés, ceux qui méritent autant que d'autres à voir leurs oeuvres figurer sur des couvercles de boîtes de chocolat ou sur des cannevas au dessus du canapé. Je souhaite, dans le cadre de ce blog, enrichir votre connaissances sur ces artistes devenus les figures incontournables qui nous sont familières et dont certains m'ont ému, passionné et ont confirmé l'intérêt pour ma vocation future. Et j'ai voulu commencer cette série en vous parlant d'une artiste française intitulée Soasig Chamaillard (1343-1430) dont l'oeuvre sculpté et décoratif nous émeut encore aujourd'hui par sa fraîcheur et sa modernité.
Comme vous le savez peut-être si vous avez déjà lu ce que je vais écrire juste après, il n'est pas toujours évident de restituer avec précision les événements du passé dans une chronologie exacte. Nous savons juste que vers l'âge de 14 ans, Soasig Chamaillard entre à la faculté pour y suivre les cours de Sainte-Barbe, la patronne des Barbies. De cette période, datent ses figures allégoriques de l'enfer symbolisant les péchés capitaux : la gloutonnerie, les chatouilles, les varices, le spam, la luxation, le ragot et la faute de goût. A l'instar des Jérome Bosch et Bruegel père et fils, c'est sa période dite des Monstres.
Parmi toutes ces créations, le Tickle suscite la convoitise et l'envie des contemporains
Mais très tôt, les cours de Sainte-Barbe la barbent et elle décide d'entamer une carrière solo, comme Jon Bon Jovi. Elle entre alors dans l'atelier de Donaldange, le fameux sculpteur, qui lui apprend les rudiments de la taille directe. Alleluia, c'est LA période de grâce des Chamaillarderies, où elle produit quantité de sculptures de saintes-vierges pour les églises les plus hype de l'époque (Sainte-Marie-du-93, Sainte-Clothilde-du-Mont-qui-Fume, Saint-Glubulus, etc)


Portrait de Soasig Chamaillard sous les traits de Sainte-Ernette
par Jean-Jérome du Boûschon
Ci-dessous, une page de son codex, son journal de travail, où elle notait scrupuleusement ses travaux et recherches. Il a été miraculeusement épargné par l'incendie qui ravagea en 1745 l'église où étaient conservées les reliques de l'artiste. Dieu est-il lui-même intrevenu pour éviter cette perte irréparable, ou est-ce que parce que le codex se trouvait dans un autre bâtiment de la ville ? On ne le saura jamais.
D'aucuns aujourd'hui rêvent se s'emparer de son condex qui contiendrait, d'après les rumeurs, des inventions inédites et avant-gardistes, créées avec plusieurs d'heures d'avance sur son époque.
Plusieurs enluminures de MC (Monseigneur Châtoyant) illustrent le codex et offrent une vision satyrique et cocasse des moeurs de son temps.
Chantre de l'humour et de l'esthétisme, Monseigneur Châtoyant
possède un style unique aux multiples références culturelles des temps obscurs
Conclusion
On peut donc dire de Soasig Chamaillard qu'elle fut l'égale (mais en mieux) des plus illustres atistes de son époque. Un gros boulot de synthèse mériterait de porter à la connaissance du grand public son travail, ses ambitions et surtout, de replacer dans le contexte de la création d'alors, la modernité, l'originalité et l'intemporalité de son OEuvre. J'ai entendu dire que Ron Howard réfléchissait actuellement à l'adptatation au cinéma de la vie de Soasig Chamaillard, mais d'abord il attend que Dan Brown se bouge la rondelle pour écrire le bouquin.
Mon avis d'historien de l'art : Soasig Chamaillard, on n'a pas fini d'entendre parler !
26 septembre 2007
Coup de projecteur sur... Krisoft, l'envers du décor
Je reçois beaucoup de mails en ce moment me disant (j'aime bien commencer les notes comme ça, ça fait illusion qu'il y a de l'animation, de nombreuses visites et surtout que c'est un lieu d'échanges, de communication qui ne laisse pas les internautes indifférents).
Je reprends : Je reçois donc de nombreux mails me disant "Kikou, y en a marre, tu nous parles toujours que d'artistes morts depuis au moins longtemps, à croire, en lisant ton blog, que la création contemporaine n'existe que dans la nostalgie de celle d'il y a longtemps aussi. Je me marre !!! Et si tu nous parlais un peu des vivants pour changer, hein ? Sinon, j'ai beaucoup aimé ta note sur Renoir, ma mère a la boite avec les chocolats en forme d'escargots, ils sont super bons."
Souvent dans ce cas là, je ne peux que donner raison à celui, ou celle (car il y a aussi certainement des filles qui passent ici, ne serait ce ques les googleuses qui sont venues en tapant "bucherons nus poilus"...) qui m'écrit cela. En plus ça fait le mec ouvert aux critiques, qui les prend en compte et qui réagit en conséquence. Et c'est pourquoi je vais vous parler de quelqu'un que je ne connais pas du tout, mais dont je trouve le travail admirable, magnifique et superbement joli : Krisoft.
Je vous montre les photos de ses trois dernières créations en ligne, mais après faut aller chez lui pour voir de visu le reste. Ca vaut le coup d'oeil car ça fait sacrément du bien à la tête.
Pieuvre par 6 (20x20 cm)
(c) Krisoft
Crazy lover (15x15 cm)
(c) Krisoft
Pffffui, c'est beau, hein ? Ha bin je vous avais prévenu.
Donc voilà, si ça vous plait, allez faire un tour chez lui, il y en a plein d'autres comme ça. Et puis, il a un autre blog sur lequel on peut voir d'aussi jolies créations.
Voilà, alors je tiens à dire à la personne, ou à le personne (car c'est peut-être un gars, après tout, qui aime bien les bucherons) qui m'a écrit ça que : TOC, si je veux j'en parle des artistes vivants aussi, non mais !!!
PS : Vous je sais pas mais moi je trouve qu'il y a beaucoup d'animation sur ce blog en ce moment, non ?































