Le bouchon magique

C'est du bouchon, c'est magique : c'est du bouchon magique !

15 avril 2008

Baudelaire

"Baudelaire ne s'est pas fait en un jour". Tel est l'adage bientôt populaire qui remplacera peut-être à l'issue de la lecture de cette note le célèbre et trop entendu "Rome ne s'est pas faite en un jour". Régulièrement la rubrique Culture de ce blog essaie de vous faire briller en société en vous permettant d'accéder vous aussi à la culture avec un petit cul (car c'est plus facile à caser dans une société où la taille du fessier est proportionnelle à celle de l'esprit... houlà, ça dénonce aujourd'hui, démagogie quand tu nous tiens). C'est ce que nous allons faire ensemble en étudiant un peu les oeuvres de jeunesse de Charles Baudelaire (poète français, 1821-1867).

Je ne vais pas revenir sur les publications de maturité de l'auteur des Fleurs du mal, mais je vais plutôt vous parler des débuts de Charles Baudelaire. Je viens de mettre la main sur divers manuscrits encore inédits que je n'hésite pas à publier ici car les gens ont le droit de savoir, on leur cache des choses.

baudelaire

Madame Monique Baudelaire (dite Momo) a conservé précieusement les archives scolaires de son fils, qui se sont transmises jusqu'à une de ses descendantes qui s'avère être une de mes voisines de palier. Celle-ci, connaissant mon amour pour les enquètes historiques, m'a confié ces documents dans un but hautement désintéressé "Et comme ça, ça te fera une note pour ton blog. T'auras plus d'excuses pour pas te sortir les doigts du cul, hein !"

Bref...

Ci-dessous, une des premières poésies de Baudelaire, en 1832, classe placée sous la haute autorité de Soeur Victorine Edmonde Jacquet

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C'est vrai que c'est pas génial. Mais voyons si des efforts ont été accomplis en quelques années. Nous sommes transportés en 1837. Charles Baudelaire a alors 16 ans, il entre en classe de terminale (il a sauté une classe, grâce à ses notes en sport). L'adolescent se montre rebelle et éprouve une certaine nostalgie, un certain mal-être qui sera sa marque de fabrique plus tard.


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Voilà, le mot est laché : soupline ! transformé par la suite en spleen, car ça faisait plus américain, déjà à l'époque c'était plus tendance ! Bravo Charles, ou plutôt Charly ;-) Quelle clairvoyance.

La suite vous la connaissez tous : promu par son professeur de poésie, le père Gaston Siegfried de la Rosecroix, Charles enchaîne les galas, les soirées mondaines et les pince-fesses. Ivre de vin blanc mousseux et de petits fours qui font grossir, l'adolescent perd la tête. Il devient joyeux et a foi en l'humanité, il veut lutter pour un monde meilleur. Il enchaîne les poésies à tire-larigot. A 19 ans, Charles Baudelaire change radicalement un style pourtant prometteur et s'achète une machine à écrire.

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A part les rimes croisées, rien dans tout ceci n'est intéressant : le bonheur, la joie de vivre, la santé, le sport sont des sujets trop ennuyeux pour être sublimés par la poésie. Les critiques, déçus par ses nouvelles oeuvres qui suintent la joie de vivre par tous les pores, vont le délaisser. Ruiné, il se voit réduire à retourner vivre chez ses parents. Bien lui en prit car le spleen et le mal-être l'enivrèrent à nouveau et lui donnèrent le goût amer d'écrire quelques uns de ses plus beaux poèmes : Picadors d'Espagne, encornez moi par tous les trous / Syphllis mon amour / etc

Terminons par une oeuvre d'une profonde maturité. S'il n'y en avait qu'une à retenir, c'est celle ci que je choisirai. Place à la poésie, faisons silence dans nos têtes. chuuuuuuttttt

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Posté par j erome à 13:02 - Culture, quand je te tiens - Commentaires [31] - Permalien [#]



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