06 décembre 2007
Sydney Fox l'aventureuse
L'idée de cette note m'est venue en lisant une recherche google ayant mené à mon blog : "photo de sydney fox très sexy mais nue" (j'aime beaucoup le "mais" qui laisse supposer que l'iconographie sexy de Sydney doit être abondante, mais que pour trouver une photo où elle est nue, ça doit être sacrément plus difficile). Comme quoi c'est donnant donnant les mots-clés : ça fait venir du monde et j'en fais des notes, "échange de bons procédés, agent Starling" dirait Hannibal, un lecteur.
Il y a quelques semaines, j'ai fait l'acquisition de la 1ère saison de la série "Sydney Fox l'aventurière" ("Relic hunter" en V.O.), c'est dire si je maîtrise bien le sujet. Et je vais donc vous en faire profiter car je sais que nombreux en sont fans parmi vous et d'autres ne demandent qu'à le devenir. Je dois dire que cette série est quasiment un documentaire tant ça colle fidèlement au quotidien du métier de professeur à la fac et d'historien/archéologue.
Le pitch de la série:
Sydney Fox est une belle chercheuse de reliques et professeur de fac à ses heures perdues.
Sa spécialité : elle est spécialiste en tout (c'est ça qui est rare en général et bien avec elle). Elle s'y connait super bien dans toutes les périodes de l'histoire, de la mythologie antique au base-ball contemporain en passant par la Révolution Inca et les pyramides françaises (ou inversement... mais des fois ça va trop vite dans Sydney Fox, t'as pas toujours le temps de tout bien comprendre).
L'esprit de la série :
- léger : tant au niveau vestimentaire qu'au niveau de l'humour. Sydney est souvent enjouée et bien disposée, peu farouche, court vêtue et très dynamique.
- de l'action ! ça bouge tout le temps. On y trouve pèle-mèle tous les moyens de locomotion qui existent, des scènes de combats au corps à corps, des courses poursuites, des pièges à éviter, des tirs à balles réelles. Mais c'est bien connu, c'est le lot de tous les historiens, archéologues et historiens de l'art : toujours en première ligne prêts à affronter tous les dangers, à se battre à mains nues contre des armes à feu et sauter d'un train en flammes. Les scènes de recherche dans les archives et bibliothèques, sans doute jugées pernicieuses, ont été éludées.
- et la réalité historique dans tout ça ? A plusieurs reprises, il s'est avéré effectivement que des noms cités soient authentiques et que des objets aient réellement existé, sans doute des coïncidences ou des coups de pot de la part des scénaristes.

Sydney a de la répartie ainsi que des références charcutières
dignes des plus grandes surfaces : deux achetés = un Laguiole offert
Mais décortiquons ensemble, si vous le voulez bien, un épisode de 42 minutes:
Début de l'épisode : flash-back sur un événement historique dont on devine qu'il a rapport avec l'objet disparu que Sydney Fox va devoir trouver.
NB : il y a TOUJOURS un objet à retrouver (le fil d'Ariane en Grèce, les carnets de Don Juan en Italie, la guitare d'Elvis en Allemagne, etc). Donc tout le temps, Sydney voyage dans le monde entier en parlant tout le temps français (ou anglais selon l'option choisie dans le menu audio du DVD) ce qui facilite la compréhension.
-2e minute : une magnifique jeune femme/un très beau jeune homme vient solliciter l'aide de Sydney pour retrouver l'objet super important du début que son aïeul a perdu mais dont on sait qu'il a existé puisque c'est écrit dans le manuscrit codé, là, qu'elle a apporté et que Sydney déchiffre aisément car elle maîtrise 3 millions de formes de communication (comme Z6PO).
- 3e minute : Elle se rend sur place avec son jeune assistant, Nigel, un gars gentil comme tout, dévoué, mais un peu boulet. Cela dit il lit toutes les langues anciennes donc ça compense.
- 12e minute : Dès qu'ils arrivent sur place, ils tombent sur des méchants qui recherchent la même chose qu'eux au même moment ou qui veulent empêcher Sydney de mettre la main sur l'objet. C'est pas de bol quand même : l'objet est paumé depuis au moins 200 ans (c'est une moyenne) et paf, au même moment tout le monde essaie de le retrouver.
- 18e minute : Une bagarre éclate entre Sydney et trois méchants armés. Elle leur met une grosse tôle
- 22e minute : Tout à coup, Sydney se déshabille. Les raisons sont diverses : robe échancrée jusqu'aux joues pour aller à une réception de l'ambassadeur, robe déchirée dans un combat, douche impromptue, changement de vêtement, infiltration d'un camp de nudistes, rencontre d'un ancien amant-baroudeur. Mais tout cela est suggéré avec tact (=on voit que dalle ! d'où la recherche : sexy oui, mais nue non)
- 23e minute : Reprise des activités
- 30e minute : Dès que Sydney entre dans une pièce, (château, église, manoir, magasin) c'est plus fort qu'elle, elle s'appuie contre un mur et déclenche sans faire exprès un mécanisme qui, bien que vieux de plusieurs siècles, fonctionne impeccablement (car à l'époque tout n'était pas construit en Chine).
Là : ouverture d'une porte secrète qui dévoile une galerie/grotte/pièce cachée où se trouvent des pièges mortels et l'objet disparu. Ils déjouent les pièges et récupèrent l'objet. Mais là on devine que c'est pas fini vu qu'il reste encore 10 minutes (on n'est pas entièrement cons non plus). Alors que Sydney et Nigel sont sur le point de rentrer chez eux pour s'ouvrir une bière, les méchants (qui ont laissé faire Sydney le plus gros du boulot) les braquent avec des armes pour s'emparer de la relique (NB : comme tous les gentils, Sydney ne possède pas d'arme)
Aïe, complication : la tension monte d'un cran, un traître est démasqué (comme dans Scoubidou). Une rixe s'ensuit, des coups de pied dans les couilles sont échangées (pas comme dans Scoubidou), les méchants s'enfuient coupant leur retraite derrière eux. Mais comment vont ils sortir ? (en matière de suspens, c'est le point culminant de la série)
- 38e minute : Bingo, un courant d'air ! Y a qu'à suivre là d'où ça vient. Ils réussissent à se barrer, déjouent le complot, récupérent l'objet et le confient au musée/propriétaire officiel (c'est souvent un peu rapide les fins)
- 40e minute : retour dans le bureau de Sydney Fox à l'université où l'on revient à des considérations plus en rapport avec son métier de professeur, et featuring Claudia sa secrétaire très très "blonde", fille du doyen de l'université (c'est pourquoi elle est là, sinon en vrai jamais ils la laisseraient entrer dans une fac).
Ca se termine bien, on rigole, on se vanne, et on attend le générique de fin.
Bien joué Sydney !
En conclusion : malgré des fins souvent un peu rapides, ça reste une série à propos de laquelle je me souviens avoir été peiné lorsque M6 l'avait déprogrammée du dimanche en fin d'après-midi. Que du bon, somme toute ! Vivement la sortie de la saison 2 !





