01 octobre 2007
Petit précis d'histoire de l'art
Comme vous n'êtes peut-être pas censés ignorer de le savoir, j'ai suivi des cours d'histoire de l'art à l'université. Je suis même allé jusqu'au DEA (il était au bout du couloir donc ça va, c'était pas trop loin). Concrètement, ça veut dire que j'ai appris à regarder de vieilles diapositives en prenant des notes sur mon cahier :
- "Nicolas Poussin, pintre mort. A fait des jolies dessins dont certins en couleurs, mais c'est un peut chian tout de même. lol" (je n'étais pas aussi cultivé qu'aujourd'hui),
- "Henri Matisse, pintre mort (lui aussi ?.. décidément c'est dangereu la pinture : NB pour plus tard, penser à pas faire pintre). A le même prénom qu'un de mes copains." etc.
C'est fou ce qu'on apprend en histoire de l'art.
Et j'ai donc ainsi étudié les classiques, les incontournables des siècles passés, ceux qui méritent autant que d'autres à voir leurs oeuvres figurer sur des couvercles de boîtes de chocolat ou sur des cannevas au dessus du canapé. Je souhaite, dans le cadre de ce blog, enrichir votre connaissances sur ces artistes devenus les figures incontournables qui nous sont familières et dont certains m'ont ému, passionné et ont confirmé l'intérêt pour ma vocation future. Et j'ai voulu commencer cette série en vous parlant d'une artiste française intitulée Soasig Chamaillard (1343-1430) dont l'oeuvre sculpté et décoratif nous émeut encore aujourd'hui par sa fraîcheur et sa modernité.
Comme vous le savez peut-être si vous avez déjà lu ce que je vais écrire juste après, il n'est pas toujours évident de restituer avec précision les événements du passé dans une chronologie exacte. Nous savons juste que vers l'âge de 14 ans, Soasig Chamaillard entre à la faculté pour y suivre les cours de Sainte-Barbe, la patronne des Barbies. De cette période, datent ses figures allégoriques de l'enfer symbolisant les péchés capitaux : la gloutonnerie, les chatouilles, les varices, le spam, la luxation, le ragot et la faute de goût. A l'instar des Jérome Bosch et Bruegel père et fils, c'est sa période dite des Monstres.
Parmi toutes ces créations, le Tickle suscite la convoitise et l'envie des contemporains
Mais très tôt, les cours de Sainte-Barbe la barbent et elle décide d'entamer une carrière solo, comme Jon Bon Jovi. Elle entre alors dans l'atelier de Donaldange, le fameux sculpteur, qui lui apprend les rudiments de la taille directe. Alleluia, c'est LA période de grâce des Chamaillarderies, où elle produit quantité de sculptures de saintes-vierges pour les églises les plus hype de l'époque (Sainte-Marie-du-93, Sainte-Clothilde-du-Mont-qui-Fume, Saint-Glubulus, etc)


Portrait de Soasig Chamaillard sous les traits de Sainte-Ernette
par Jean-Jérome du Boûschon
Ci-dessous, une page de son codex, son journal de travail, où elle notait scrupuleusement ses travaux et recherches. Il a été miraculeusement épargné par l'incendie qui ravagea en 1745 l'église où étaient conservées les reliques de l'artiste. Dieu est-il lui-même intrevenu pour éviter cette perte irréparable, ou est-ce que parce que le codex se trouvait dans un autre bâtiment de la ville ? On ne le saura jamais.
D'aucuns aujourd'hui rêvent se s'emparer de son condex qui contiendrait, d'après les rumeurs, des inventions inédites et avant-gardistes, créées avec plusieurs d'heures d'avance sur son époque.
Plusieurs enluminures de MC (Monseigneur Châtoyant) illustrent le codex et offrent une vision satyrique et cocasse des moeurs de son temps.
Chantre de l'humour et de l'esthétisme, Monseigneur Châtoyant
possède un style unique aux multiples références culturelles des temps obscurs
Conclusion
On peut donc dire de Soasig Chamaillard qu'elle fut l'égale (mais en mieux) des plus illustres atistes de son époque. Un gros boulot de synthèse mériterait de porter à la connaissance du grand public son travail, ses ambitions et surtout, de replacer dans le contexte de la création d'alors, la modernité, l'originalité et l'intemporalité de son OEuvre. J'ai entendu dire que Ron Howard réfléchissait actuellement à l'adptatation au cinéma de la vie de Soasig Chamaillard, mais d'abord il attend que Dan Brown se bouge la rondelle pour écrire le bouquin.
Mon avis d'historien de l'art : Soasig Chamaillard, on n'a pas fini d'entendre parler !









