09 juin 2009
Littérature de vacances
Ca n'aura échappé à personne que c'est bientôt les vacances. Il n'y a qu'à voir la météo chatoyante et le soleil verdoyant qui darde ses rayons chauds, jaunes et pointus, signe que les jours rallongent jusqu'à atteindre le solstice tant attendu de la fête de la musique (=alcool+vomi+bagarre publics tolérés).
Mais certains de nos esprits parmi les plus éclairés et les plus en avance sur notre temps se sont déjà adonnés aux joies précoces du farniente, loin des tracas du quotidien, des impératifs de production et surtout des masses juillettistes et aoûtiennes qui pullulent sur les plages et aux terrasses en osier des pizzerias-paëllas du front de mer. Parmi tous ceux-là, nul autre que celui d'Emile Zola ne méritait autant un repos qu'on lui souhaite bien revigorant et salutaire. L'engagement politique et l'écriture chiante ça fatigue beaucoup, faut dire.
Ci-dessus un cliché pris par un paparazzi nous dévoilant l'intimité - sur arrière-plan de parasols colorés - du grand écrivain qui a pris de bien belles couleurs et qui a eu l'imprudence de garder ses lunettes de soleil en faisant du jet-ski. Mais il faut bien se l'avouer : tout le monde n'est pas fait pour les vacances. Au bout d'une journée et demie, Emile s'ennuyait ferme dans son bungalow climatisé. Les revues people et les mots croisés n'avaient pas eu raison de l'incroyable effervescence de son cerveau toujours en ébullition.
Souhaitons lui alors de rependre très vite le boulot. Des oreilles indiscrètes m'ont laissé entendre que la suite des Rougon-Macquart était en cours : "Deux Rougon-Macart à Saint-Tropez", "On se calme et on boit frais chez les Rougon-Macquart", "Mon Rougon-Macquart chez les nudistes"... une inspiration somme toute de saison.
J'ai hâte de lire tout ça bien vite.
03 juin 2009
bouchonmagix, le film
Pour clore la série débutée ici et là...
Plus tu cliques, plus ça grossit.
Prochainement autre chose... de mieux (j'espère ;-)
17 mai 2009
Les murs ont des oreilles...
.. parce que vous avez des yeux pour lire ce qu'ils entendent. (ne cherchez pas forcément un sens à cette phrase)
Et certains disent que la presse se porte mal. N'importe quoi. Il suffit de voir le nombre de revues nouvelles qui fleurissent chaque jour dans les pépinières de la presse et dont je ne vous présente qu'un faible échantillon. Ces revues sont, certes, de plus en plus spécialisées mais le public qu'elles touchent ne l'est-il pas tout autant?
Pour les papas bricoleurs qui n'ont pas le temps d'aller chez le coiffeur ni chez le docteur pour lire les magazines dans la salle d'attente, la revue "Le muret indiscret" leur dévoile l'actualité brûlante des peoples abordée d'un point de vue novateur et constructeur.
Les images c'est comme les murs, il faut cliquer dessus pour les voir en grand.
Moi qui possède plusieurs murs et qui ai déjà entendu parler de Brad Pitt et d'Angelina Jolie, j'avoue que je suis fort tenté par l'achat de ce numéro.
13 mai 2009
Le petit Rien
Bientôt dans vos kiosques Le petit Rien : un journal qui ne vous trompe pas sur la marchandise.
Le petit Rien se lit mieux en grand, cliquons tout de même dessus par acquis de conscience
Le seul journal qui fait fi:
- des mauvaises nouvelles en gros titres,
- des épidémies dévastatrices mondiales qu'on soigne avec un suppo,
- des éditos narcissiques,
- des infos et des intox
- des actualités locales/régionales où il se passe rien, oui mais là c'est chez nous que ça se passe pas, c'est pas pareil, c'est plus intéressant,
- des anecdotes poignantes du chien qui sauve un bus de scouts en flamme dans la rivière par -10°,
- des faits d'hiver sordides d'un dépressif qui viole une crèche par -5°,
- de la crise qui fait vendre plus qu'avant finalement et qui fait partir moins cher en vacances,
- des peoples qu'on reconnait pas et qui font rien mais qui sont là, et c'est pareil, c'est plus intéressant
- des déclarations gouverneminables obsolètes à la fin de la lecture de l'article,
- de l'apocalypse écologique imminent,
- des nouvelles lois pour mieux savoir où nous sommes et qui nous sommes, car c'est pas bien ce que nous faisons,
- des petites recommandations pour mieux vivre dans sa peau et mieux vivre avec les autres,
- de la guerre partout mais pas chez nous,
- des insurrections pas ailleurs mais chez nous,
- du programme télé, de la météo, des mots croisés et des bédés de feu Jacques Faizant,
- de la bourse qui remonte de 0,05% après avoir chuté de 2 points tous les jours,
- de l'équipe de foot locale qui a gagné mais après tout ce qu'ils ont perdu c'est la moindre des choses quand même, on va pas sortir le tapis rouge non plus
- ...
Le petit Rien ne dit rien de tout ça. Oh que non, il dit même moins.
Voilà enfin un journal novateur, dégagé de tout faux espoir (et même de vrai espoir). Il n'écrit pas tout haut ce que tout le monde ne lit pas tout bas. Je me souviens avec émotion du jour, il y a quelques années, où un programme TV annonçait "Le journal des bonnes nouvelles" de Karl 0 sur Canal+. I have a dream avant de le voir "Enfin quelque chose qui va apporter du positif"... mais non, point de dream, que du zéro : démagogie, cynisme et populisme. Que de déceptions... Celui-ci est bien sur BFM TV. Avec Le petit Rien, ça ne peut se produire.
Espérons qu'une prolifique lignée de numéros suivront cette première édition à laquelle je promets déjà un grand avenir ainsi qu'une rapide rupture de stock.
02 mai 2009
Batman needs you
Bonjour, je m'appelle Bruce Wayne, plus connu sous le nom de BATMAN. J'habite dans la banlieue chic de Gotham-City où le crime, à l'instar du scrapbooking, semble être devenu un loisir créatif tant la population s'y adonne massivement en rivalisant de créativité et d'espièglerie.
Le jour, je suis un milliardaire pété de tunes, avec des pépètes pendues à mon cou et des chaussures italiennes qui coûtent un bras. Mais la nuit, je me transforme en justicier de la loi lorsque je revêts mon costume de chauve-souris (je me suis en effet inspiré de cet oiseau quand j'ai cousu mon costume.) Peut-être me connaissez-vous par les films de Tim Burton ou plus récemment de Christopher Nolan mais je suis avant tout le héros d'une bande dessinée de chez nous (connue aussi sous le nom de "comics", mais ça ne veut pas dire pour autant que ce sont des bédés rigolotes).
Une intrigue bien foutue, des supers-vilains comme on en voit à tous les coins de rue et surtout un héros au physique avenant et au costume sexy : tels sont les ingrédients qui ont contribué à me rendre populaire en tant qu'homme-chauve-souris.
J'aime bien les gadgets et les belles caisses. J'ai une Batmobile Bon Jovi TDI, 16 soupapes, 3litres2 (auto-radio Blaupunkt et essuie-glaces arrière de série). Avec ça, c'est plus facile pour poursuivre les revendeurs de shit en casquette qui roulent en BMW et qui écoutent la musique avec les basses à fond (auto-radio Pionneer, 199 euros, chez Planet Saturn.)
Je me suis acoquiné depuis peu avec un jeune garçon qui m'aide à combatte l'injustice et le crime dans Gotham-City et sa proche banlieue (jusqu'à Villefranche-lès-Gotham). ROBIN qu'il s'appelle. Son costume est un peu voyant par rapport au mien mais c'est les jeunes ça, faut toujours que ça se distingue. Mais il est sérieux et travailleur.
Ensemble, nous affrontons les délinquants les plus endurcis, les caïds de la pègre, les prostituées farouches et les chiens qui font caca n'importe où sur les trottoirs. Nous nous sommes bâtis une solide réputation dans le milieu des supers-héros, comme on dit. D'ailleurs, on a plein d'avantages lorsqu'on est superhéros : on rentre gratos dans les boîtes de nuit et on nous offre souvent des téléphones portables et des consoles de jeu. Et en plus, on se tire des bourres sur l'autoroute comme c'est pas permis et on paie jamais les PV.
Alors vous aussi, rejoignez-nous pour combattre le crime ! (il reste deux places sur la banquette arrière, dépêchez-vous)
28 avril 2009
Mis en bouteille
En relisant la bible hier matin avant d'aller au boulot, deux passages ont retenu mon attention que je m'empresse de porter à votre connaissance. A la page 124 du nouveau testament (recueil de 4 nouvelles), Jésus et sa maman, Madame Christ, sont invités à un mariage dans la pittoresque bourgade de Cana. La mariée est fort somptueuse dans sa robe blanche et la cérémonie à l'église suscite une vive émotion parmi les convives. Le vin d'honneur est un franc succès : le champagne coule à flots et les petites saucisses cocktail disparaissent à vue de plateau. On papote, on danse un peu, puis vient l'heure de passer à table.
Et là, gros loupé de la part du traiteur : plus de pinard. On tiendra jamais jusqu'à la jarretière. Catastrophe! Jésus, exaspéré, dont le verre était à marée basse depuis un bon moment déjà, se rendit aux cuisines et entreprit alors le sommelier :"Hé ducon, ça fait dix minutes que j'agite le carafon, il est tout plein de vide, j'ai la gorge qui gratte!" Le ducon expliqua la situation au messie qui esquissa alors un sourire : "Ho, bin si c'est que ça, je vais te régler le problème en moins de temps qu'il n'en faut à Jean pour écrire l'évangile selon saint-lui. Que l'on m'apporte de l'eau, et fissa."
L'on s'exécuta.
Sous les yeux médusés du traiteur et des serveurs, Jésus, d'un geste de la main, transforma l'eau en vin (et pas en piquette des fonds de cuve de l'Union européenne, hein, plutôt du style Châteauneuf-du-Pape 1990.. ou équivalent de l'époque). Du coup, l'ambiance se dérida et le mariage fut réussi (mais le traiteur fut renvoyé.) Par contre, l'ouvrage ne précise pas si Jésus a eu recours à une opération classique d'hydrolyse ou s'il a caché un cubi sous la table. Mystère...
On en apprend plus dans un autre passage toujours du même bouquin. A un moment, Jésus (le héros) se retrouve dans le désert en compagnie de plusieurs centaines d'amis. Sans doute avaient-ils dû manger trop léger le matin, toujours est il qu'arrivé midi, la faim se fit sentir, c'est classique. En regardant dans son sac à dos, Jésus s'aperçut qu'il lui restait quelques tranches de pain et du poisson (en plein cagna, bonjour l'odeur!), mais pas assez pour tout le monde.
Jésus invita alors ses amis à se rassembler autour de lui. Miranda, son assistante, disposa les pains et les poissons sur une table et passa la main en dessous du plateau pour bien montrer à l'assistance qu'aucun trucage n'était possible. Jésus se concentra et passa les mains au dessus des victuailles. Et là, pouf, on assista comme par miracle à la multiplication des tranches de pain et des poissons (dépassant alors les quotas fixés par l'union européenne, mais là vu qu'on était hors-UE, ça posait problème à personne).
Bref, c'est grand, c'est beau, c'est généreux, c'est amour, c'est Jésus (je résume parce que le bouquin continue et des fois y a des redites entre les auteurs). J'ai pas terminé le livre mais, sans vouloir trop m'avancer, il me semble que ça se termine bien pour le héros. Je dois dire que ça m'a bien bluffé et que ça m'a donné des idées. Alors je me suis dit "Allez, banco, j'essaie !" Je suis allé chercher une bouteille de vin et je me suis lancé dans le miracle. Par contre, j'ai dû me gourer dans les formules magiques car j'ai fait disparaître le vin et multiplié les bouchons. Je pourrais jamais être engagé comme traiteur, c'est sûr...
En plus, j'ai fait des taches partout, je sais pas si je pourrais récupérer le buffet.
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Message à caractère informatif : La vie en rouge me fait les grands honneur et plaisir de parler de mes bouchons sur son blog. Un grand merci à elle :-)
20 avril 2009
Blanche, dans la bouteille
Blanche était bien empêtrée. La force qu'elle avait déployée pour s'extraire du goulot avait pompé toute son énergie. Ses bras tremblaient, ses jambes flottaient dans le vide, à quelques centimètres au dessus des flots. Les vapeurs d'alcool qui remontaient jusqu'à l'intérieur de son corps provoquèrent une fatigue soudaine et une ivresse violente. Pour la première fois, c'était son corps tout entier qui était saoul, pas seulement sa tête.
Les gens l'appelaient la noyée. Femme à la dérive. Ses penchants la faisaient sombrer plus souvent qu'à son tour. Parfois elle s'en sortait. Souvent elle rechutait, toujours elle recommençait. Chaque fois elle se liquidait.
Coincée dans sa gangue de verre, Blanche sentait sa vie s'échapper. Tout son corps exhalait les vapeurs acres du mauvais vin bon marché et sa sueur puait les vendanges précoces. Même les 13° étaient bien incapables de lui tenir chaud et de lui apporter un quelconque réconfort. Blanche s'engourdissait lentement, sûrement, mortellement, à une seule enjambée de la liberté. Jamais extraction ne lui avait paru si pénible et l'issue si incertaine.
Les paris étaient lancés. Sa cote était de 30 contre 1. Moi j'aurais pas parié sur elle, plutôt sur la bouteille.
Là, à voir Blanche remonter à la surface, à la croire, à la boire, ce serait sans doute la dernière fois. Ironiquement son ultime descente sera sa dernière ascension...

Les paris sont clos, ses yeux aussi.
14 avril 2009
Sexy Roger
Dans notre série sur Les plus beauX teXtes érotiques de la littérature française, et loin des écrits pompeuX, prétentieuX et douteuX d'un Melchior Vugo, portons aujourd'hui notre attention sur un jeune auteur qui fait adroitement rimer populaire avec bol d'air ainsi qu'avec soupière, mémère et armée de terre : Robert Lachignole (1946-2013). Ses teXtes sont empreints d'une poignante authenticité mêlée de ce brin de fantaisie qui caractérise les plus grands écrivains. Mais faisons plutôt silence et laissons place au génie.
Comme le chantait Jacques Brel "Dans le port d'Amsterdam, y a des marins qui cliquent, et qui cliquent et recliquent et qui recliquent encore. Ils cliquent pour agrandir l'image et ils lâchent des coms, des lol et des mdr (ad lib)".
En dehors de pêcher beaucoup de cabillauds, les marins savent bien ce qu'il faut faire en toute circonstance.
08 avril 2009
C'est énoOOoOorme !!
Vous devinerez jamais quoi ! Le week-end dernier je suis allé visiter la Chine (un très joli petit pays), et comme il me restait encore un peu de temps, dimanche matin, j'en ai profité pour faire quelques emplettes directement dans des magasins d'usines, qui sont fort nombreuses là bas.
A vrai dire, je n'ai presque rien acheté. En dehors de quelques somptueux Carrés Ehrmès aux formes géométriques très inventives et inattendues, j'ai quand même trouvé quelque chose qui a provoqué chez moi d'intenses questionnements. Je vous fais montrer.
J'avais l'impression d'avoir déjà vu ça quelque part, mais où ?..
Et oui, vous ne rêvez pas, il s'agit bien d'un Glups, dont la ressemblance avec les Glums de Didoff est tellement frappante qu'on en garde la marque sur la joue pendant plusieurs jours. En discutant avec des autochtones du cru local, j'ai appris que le pays s'était spécialisé depuis peu dans la réalisation et/ou reproduction à faible coût (et à faible durée de vie) de produits destinés à l'exportation pour la plupart. Il s'agit là d'une démocratisation de la consommation dont on ne peut que saluer la réussite. Mais en voyant les Glups Made in China, je me suis dit que, quand même, c'était bien dommage d'ôter le pain de la bouche des petits artisans français au savoir faire ancestral décennal. Surtout qu'en y regardant de plus près, il semble que les originaux Made in France soient bien plus beaux que les contrefaçons.
Au moment de la transaction, alors que je sortais les pesos de mon portemonnaie, le petit commerçant de la Diddof Group International Society m'a préconisé de bien faire attention quand je passais la douane. Les étrangers sont en effet souvent fouillés afin d'éviter que ne disparaissent les trésors culturels chinois et/ou les contrefaçons éhontées. Du coup, comme j'avais vu pas mal de films sur des trafiquants de drogue (Les Frères Pétard, au moins trois fois), j'ai avalé un Glups - préalablement entouré de cellophane - et j'en cachais un autre dans ma chaussette. Il fallait en effet que je ramène des preuves tangibles pour motiver l'intervention musclée d'Interpol, de l'O.C.B.C.* et de l'A.D.A.G.P.** C'est désormais chose faite, je leur ai transmis le Glups qui se trouvait dans la chaussette (j'ai pas encore récupéré l'autre, j'ai dû manger trop de riz durant mon séjour).
Je vous tiendrai bien évidemment au courant des suites de l'enquête (et du 2e Glups).
En attendant, les Glums originaux, certifiés authentiques, sont à adopter chez Didoff, éleveur, qui utilise Pal (ou Sécam selon les versions), de même que des Ti'clops, des Poupouloffs et autres personnages entièrement modelés à la main dans son petit atelier parisien du XIIIe en sous-sol (qui fait également sushi, maroquinerie et montage de PC). Au moins vous ne serez pas trompé sur la qualité et vous n'aurez pas l'air d'un con en société quand, fier d'exhiber votre Glums aux soirées de l'ambassadeur, les galleristes bourrés de crack et collectionneurs cocaïnomanes salueront votre goût sûr et votre perspicacité à ne pas vous être laissé tromper par les pâles (ou Sécâmes) imitations qui inonderont prochainement le marché.
* Office central de lutte contre le trafic des biens culturels
** Société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques
02 avril 2009
La naissance d'un auteur
Dans notre série sur les plus beauX teXtes érotiques de la littérature française, je porte aujourd'hui à votre connaissance érudite un manuscrit très rare datant du début du XXIe siècle. Il est l'oeuvre d'un jeune auteur prometteur dont la verve, à peine contenue, ne demande qu'à percer au grand jour (à l'instar d'un bouton rempli de sébum).
"Salut Marjorie, c'est Kévin, je te kiffe grave, viens me voir a la récré, j'ai envie de te choper, s'il te plait. A toute, bises. Ca c'est un dessin d'un poney. J'espère que tu captes l'allusion".
Selon des proches de l'auteur, il s'agit d'une correspondance romantique, sans doute le prélude à une parade amoureuse, échangée entre l'écrivain et une lectrice.
Comme ça fait plaisir à lire ! Voici enfin un teXte dont la portée immédiate ne s'encombre guère de toute la fioriture stylistique et grammaticale dont usent bon nombre des soi-disant grands auteurs classiques. En artiste complet, l'auteur a également eu recours à un langage imagé - iconographié même - dont la concision allégorique toute naturaliste sert admirablement le pouvoir puissant de la suggestion.
Nul doute qu'une oeuvre plus conséquente sortira bientôt de l'imagination fertile de Kevin, 12 ans, dont vous n'avez certainement pas fini d'entendre parler.

Aucun rapport : Et si ce n'est déjà fait, je vous invite derechef à rendre visite au jeune et militant Yoghill qui a dévoilé son grand projet auquel j'ai bien modestement participé.





















