05 novembre 2009
The night of the living corks
S'agirait-il du prochain film de George A. Romero? 
Réponse : non
21 octobre 2009
La soupe
L’excellente collection Découvertes/Gallimard vient de publier un remarquable ouvrage au caractère historique et culinaire indéniable, sous la direction de Louis Edmond Rogier, président de la Fédération Française de Soupe. Cette publication, richement illustrée, apporte un éclairage nouveau sur un mets dont on pensait tout savoir mais qui, au fil des pages, se dévoile sous un jour nouveau. Découvrons ensemble quelques courts extraits de ce livre surprenant à bien des égards.

Supaia, déesse grecque de la soupe, pourfandant de sa cuillère pointue, le corps froid et sans saveur de Cruditos (fruit des amours de Zeus et d'un potager)
Au commencement
On doit l'invention de la soupe au cuisinier du comte Edmond de Potage, cousin du duc Godefroy de Bouillon, en 1083. Mais ce n'est qu'au XVIe siècle qu'elle prendra la forme que nous lui connaissons actuellement : plus ou moins liquide avec des croûtons, de la crème fraîche et la grosse cuillère posée à côté de l’assiette sur une nappe vichy ou à même la table en noyer ciré. Jusque là, la soupe était solide et constituée essentiellement de légumes crus, terreux, mêlés à de l’eau froide croupie.
Les temps étaient durs jadis.
L’invention de la soupe moderne
Considéré à juste titre comme le Léonard de Vinci de la soupe, Peter Paulus Noodle le Jeune (1415-1463), dit «La Nouille», révolutionna l’art de la soupe au 15e siècle. En 1445, Noodle mit au point la soupe chaude. Il eut l’idée de filtrer l'eau, puis de la chauffer avant de la verser sur les légumes crus et nettoyés. Deux ans plus tard, une nouvelle étape allait être franchie : il fit préalablement cuire les légumes dans l'eau chaude avant de les écraser. Il vit que cela était bon.
Toutes les recherches de Noodle furent consignées dans un carnet de travail. On y retrouve, entre autres, le fameux dessin qui établit le diamètre idéal de l’assiette creuse. En 1492, Léonard s’inspira d’ailleurs de ses croquis en inscrivant son «homme de Vitruve» dans les contours de l’assiette à soupe de Noodle (le carré représente, quant à lui, les proportions idéales de la serviette de Vitruve pour pas s’en mettre partout.)

Un accessoire indispensable
Il ne restait plus que la cuillère à inventer. Depuis l’invention de la soupe liquide par Noodle, les soupes étaient bues à la fourchette avec pour conséquence de rendre les repas très longs et les plats suivants tout froids. C’est l’Anglais James McNeil Constable (1502-1537) qui, en 1536, eut l’idée de combler l’espace vide entre les dents de la fourchette. On cria alors à l'hérésie. Son corps sans vie fut retrouvé lardé de 124 coups de cuillères (ou de «fourchette ronde sans les trous» comme on l’appelait). Alors, accident domestique, crime fanatique ou expérience scientifique qui aurait mal tourné ?
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La soupe inspira une quantité importante de concours.Ci-dessus, l'élection de Miss Soupe en 1902.
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Et nous dans tout ça ? Je vous retranscris les propos de Monsieur Rogier, qui a eu l'amabilité de m'accorder un interviexw exclusif :
"Les progrès récents dans le domaine de la soupe sont rares. A croire que notre époque manque cruellement d'imaginitivité et de créativation ! Cà, pour envoyer des fusées sur la lune et faire les guignols à la télé, y a du monde ! mais dès qu’il s’agit d’inventer un truc nouveau en rapport avec la soupe, là tiens y a pus personne ! connards va !"
La virulence de ces propos illustre bien la frustration d'un homme qui a dédié sa vie à la soupe et qui souffre de laisser aux époques passées la gloire d'avoir gravé, dans le marbre à petits carreaux, la grande histoire de la soupe.

"Soupor, the flavour power"
(Vivons bien, vivons soupe !)
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Message personnel à tous :
Sur les conseils avisés du "petit poucet urbain" Choule[bnkr], j'ai mis en place le formulaire "Newsletter" en haut à droite pour ceux que ça intéresse.
12 octobre 2009
T.E.C.
... pour "Travail En Cours" (qui est au W.I.P. -work in progress- ce que le mdr est au lol)
Je reviens par la petite porte du net (celle à côté des e-toilettes), pour rétorquer aux très vives, mais sympathiques, sollicitations d'un lecteur anonyme qui m'a écrit:
"Hellot, il serais plus que tant de se sortire les doits du qul et de pensé à faire une mize à jour sinon je t'inviterait plus jamai jamais à des zapéros. Un simpatique lecteur anonime".
"oué, +1 moi zossi. Une impatiente lecteuse anonyme " (aussi ? décidément...)
Que de pression... Bon, ressuscitons déjà une rubrique que certains considéraient comme morte et enterrée, ainsi que nulle et non avenue, voire ni faite ni à faire : le Bouchonmathon.
Il y a quelques années (1,3 environ), j'avais entrepris de bouchonmathonner la fort ingénieuse Alexia que l'on surnomme dans certains milieux "la MacGyver de l'Ikéa" (rapport à la coupe de cheveux sans doute). Voilà donc un petit aperçu de ce bouchonmathon in progress, histoire de se mettre quelque chose sous la dent et ici, en l'occurrence, dans les yeux (attention ça pique un peu)
Non, vous ne voyez pas double, il ne s'agit pas là d'une vision déformée par l'apéro du matin : il y a bien deux Alexias. L'une d'entre elles est bien l'originale. La seconde n'est rien de moins que son mannequin de cire entré au musée Grevin il y a peu, et qui trône fièrement sur le podium aux côtés de Michel Sardou, l'idole de toute une génération (Alexia, pas Michel).
Il y a encore beaucoup de boulot à faire sur cette installation. D'ailleurs, comme l'ont si bien dit plusieurs collègues de travail de Rocco Siffredi : "Je n'en vois pas le bout".
17 mai 2009
Les murs ont des oreilles...
.. parce que vous avez des yeux pour lire ce qu'ils entendent. (ne cherchez pas forcément un sens à cette phrase)
Et certains disent que la presse se porte mal. N'importe quoi. Il suffit de voir le nombre de revues nouvelles qui fleurissent chaque jour dans les pépinières de la presse et dont je ne vous présente qu'un faible échantillon. Ces revues sont, certes, de plus en plus spécialisées mais le public qu'elles touchent ne l'est-il pas tout autant?
Pour les papas bricoleurs qui n'ont pas le temps d'aller chez le coiffeur ni chez le docteur pour lire les magazines dans la salle d'attente, la revue "Le muret indiscret" leur dévoile l'actualité brûlante des peoples abordée d'un point de vue novateur et constructeur.
Les images c'est comme les murs, il faut cliquer dessus pour les voir en grand.
Moi qui possède plusieurs murs et qui ai déjà entendu parler de Brad Pitt et d'Angelina Jolie, j'avoue que je suis fort tenté par l'achat de ce numéro.
13 mai 2009
Le petit Rien
Bientôt dans vos kiosques Le petit Rien : un journal qui ne vous trompe pas sur la marchandise.
Le petit Rien se lit mieux en grand, cliquons tout de même dessus par acquis de conscience
Espérons qu'une prolifique lignée de numéros suivront cette première édition à laquelle je promets déjà un grand avenir ainsi qu'une rapide rupture de stock.
28 avril 2009
Mis en bouteille
En relisant la bible hier matin avant d'aller au boulot, deux passages ont retenu mon attention que je m'empresse de porter à votre connaissance. A la page 124 du nouveau testament (recueil de 4 nouvelles), Jésus et sa maman, Madame Christ, sont invités à un mariage dans la pittoresque bourgade de Cana. La mariée est fort somptueuse dans sa robe blanche et la cérémonie à l'église suscite une vive émotion parmi les convives. Le vin d'honneur est un franc succès : le champagne coule à flots et les petites saucisses cocktail disparaissent à vue de plateau. On papote, on danse un peu, puis vient l'heure de passer à table.
Et là, gros loupé de la part du traiteur : plus de pinard. On tiendra jamais jusqu'à la jarretière. Catastrophe! Jésus, exaspéré, dont le verre était à marée basse depuis un bon moment déjà, se rendit aux cuisines et entreprit alors le sommelier :"Hé ducon, ça fait dix minutes que j'agite le carafon, il est tout plein de vide, j'ai la gorge qui gratte!" Le ducon expliqua la situation au messie qui esquissa alors un sourire : "Ho, bin si c'est que ça, je vais te régler le problème en moins de temps qu'il n'en faut à Jean pour écrire l'évangile selon saint-lui. Que l'on m'apporte de l'eau, et fissa."
L'on s'exécuta.
Sous les yeux médusés du traiteur et des serveurs, Jésus, d'un geste de la main, transforma l'eau en vin (et pas en piquette des fonds de cuve de l'Union européenne, hein, plutôt du style Châteauneuf-du-Pape 1990.. ou équivalent de l'époque). Du coup, l'ambiance se dérida et le mariage fut réussi (mais le traiteur fut renvoyé.) Par contre, l'ouvrage ne précise pas si Jésus a eu recours à une opération classique d'hydrolyse ou s'il a caché un cubi sous la table. Mystère...
On en apprend plus dans un autre passage toujours du même bouquin. A un moment, Jésus (le héros) se retrouve dans le désert en compagnie de plusieurs centaines d'amis. Sans doute avaient-ils dû manger trop léger le matin, toujours est il qu'arrivé midi, la faim se fit sentir, c'est classique. En regardant dans son sac à dos, Jésus s'aperçut qu'il lui restait quelques tranches de pain et du poisson (en plein cagna, bonjour l'odeur!), mais pas assez pour tout le monde.
Jésus invita alors ses amis à se rassembler autour de lui. Miranda, son assistante, disposa les pains et les poissons sur une table et passa la main en dessous du plateau pour bien montrer à l'assistance qu'aucun trucage n'était possible. Jésus se concentra et passa les mains au dessus des victuailles. Et là, pouf, on assista comme par miracle à la multiplication des tranches de pain et des poissons (dépassant alors les quotas fixés par l'union européenne, mais là vu qu'on était hors-UE, ça posait problème à personne).
Bref, c'est grand, c'est beau, c'est généreux, c'est amour, c'est Jésus (je résume parce que le bouquin continue et des fois y a des redites entre les auteurs). J'ai pas terminé le livre mais, sans vouloir trop m'avancer, il me semble que ça se termine bien pour le héros. Je dois dire que ça m'a bien bluffé et que ça m'a donné des idées. Alors je me suis dit "Allez, banco, j'essaie !" Je suis allé chercher une bouteille de vin et je me suis lancé dans le miracle. Par contre, j'ai dû me gourer dans les formules magiques car j'ai fait disparaître le vin et multiplié les bouchons. Je pourrais jamais être engagé comme traiteur, c'est sûr...
En plus, j'ai fait des taches partout, je sais pas si je pourrais récupérer le buffet.
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Message à caractère informatif : La vie en rouge me fait les grands honneur et plaisir de parler de mes bouchons sur son blog. Un grand merci à elle :-)
20 avril 2009
Blanche, dans la bouteille
Blanche était bien empêtrée. La force qu'elle avait déployée pour s'extraire du goulot avait pompé toute son énergie. Ses bras tremblaient, ses jambes flottaient dans le vide, à quelques centimètres au dessus des flots. Les vapeurs d'alcool qui remontaient jusqu'à l'intérieur de son corps provoquèrent une fatigue soudaine et une ivresse violente. Pour la première fois, c'était son corps tout entier qui était saoul, pas seulement sa tête.
Les gens l'appelaient la noyée. Femme à la dérive. Ses penchants la faisaient sombrer plus souvent qu'à son tour. Parfois elle s'en sortait. Souvent elle rechutait, toujours elle recommençait. Chaque fois elle se liquidait.
Coincée dans sa gangue de verre, Blanche sentait sa vie s'échapper. Tout son corps exhalait les vapeurs acres du mauvais vin bon marché et sa sueur puait les vendanges précoces. Même les 13° étaient bien incapables de lui tenir chaud et de lui apporter un quelconque réconfort. Blanche s'engourdissait lentement, sûrement, mortellement, à une seule enjambée de la liberté. Jamais extraction ne lui avait paru si pénible et l'issue si incertaine.
Les paris étaient lancés. Sa cote était de 30 contre 1. Moi j'aurais pas parié sur elle, plutôt sur la bouteille.
Là, à voir Blanche remonter à la surface, à la croire, à la boire, ce serait sans doute la dernière fois. Ironiquement son ultime descente sera sa dernière ascension...

Les paris sont clos, ses yeux aussi.
14 avril 2009
Sexy Roger
Dans notre série sur Les plus beauX teXtes érotiques de la littérature française, et loin des écrits pompeuX, prétentieuX et douteuX d'un Melchior Vugo, portons aujourd'hui notre attention sur un jeune auteur qui fait adroitement rimer populaire avec bol d'air ainsi qu'avec soupière, mémère et armée de terre : Robert Lachignole (1946-2013). Ses teXtes sont empreints d'une poignante authenticité mêlée de ce brin de fantaisie qui caractérise les plus grands écrivains. Mais faisons plutôt silence et laissons place au génie.
Comme le chantait Jacques Brel "Dans le port d'Amsterdam, y a des marins qui cliquent, et qui cliquent et recliquent et qui recliquent encore. Ils cliquent pour agrandir l'image et ils lâchent des coms, des lol et des mdr (ad lib)".
En dehors de pêcher beaucoup de cabillauds, les marins savent bien ce qu'il faut faire en toute circonstance.
02 avril 2009
La naissance d'un auteur
Dans notre série sur les plus beauX teXtes érotiques de la littérature française, je porte aujourd'hui à votre connaissance érudite un manuscrit très rare datant du début du XXIe siècle. Il est l'oeuvre d'un jeune auteur prometteur dont la verve, à peine contenue, ne demande qu'à percer au grand jour (à l'instar d'un bouton rempli de sébum).
"Salut Marjorie, c'est Kévin, je te kiffe grave, viens me voir a la récré, j'ai envie de te choper, s'il te plait. A toute, bises. Ca c'est un dessin d'un poney. J'espère que tu captes l'allusion".
Selon des proches de l'auteur, il s'agit d'une correspondance romantique, sans doute le prélude à une parade amoureuse, échangée entre l'écrivain et une lectrice.
Comme ça fait plaisir à lire ! Voici enfin un teXte dont la portée immédiate ne s'encombre guère de toute la fioriture stylistique et grammaticale dont usent bon nombre des soi-disant grands auteurs classiques. En artiste complet, l'auteur a également eu recours à un langage imagé - iconographié même - dont la concision allégorique toute naturaliste sert admirablement le pouvoir puissant de la suggestion.
Nul doute qu'une oeuvre plus conséquente sortira bientôt de l'imagination fertile de Kevin, 12 ans, dont vous n'avez certainement pas fini d'entendre parler.

Aucun rapport : Et si ce n'est déjà fait, je vous invite derechef à rendre visite au jeune et militant Yoghill qui a dévoilé son grand projet auquel j'ai bien modestement participé.
29 mars 2009
Un peu de lecture... (bhoouuuuuu!!!!)
...érotique (ouaiiiiiii !!!)
Plus que le poids des mots, celui des kilo octets. Encore une note où il faut lire et regarder l'image en grand. N'hésitez pas d'ailleurs à me dire si vous saoule ce genre de notes (parce que sinon moi je continue, hein).
Même l'oeil de lynx d'Afflelou n'arriverait pas à lire cette image sans cliquer dessus. Seriez-vous vous plus fort que l'Alain?















